12.12.2006

"Napoléon forcit de trop du gâteau viennois"

«People like me are stuck in the City

People like You are born for the Road»

(N'importe quoi)

 

Les nuggets se rachètent tous en 7", se trempent dans la poudre d'or, électrisent les mosaïques de miroirs murales, font trembler les néons art-moderne & caressent le velours rouge des canapés d'angle - Et c'est vraiment plus fort que nous.

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(N'importe quoi)

 

Vendredi nous réapparaissons aux Rock & Roll Friday, et rien n'a vraiment changé : Manoeuvre danse à côté des platines (DJ Brats, qui n'est pas Bounty); tous les visages que nous connaissons depuis des lustres, des bonnets & des bananes, mais Mathieu n'est pas là curieusement, les bières sont chères & il n'y a pas de lumière dans les toilettes. Les gens n'ont plus vraiment quinze ans parce que l'on a grandis ensemble. Les Tatianas, abrasifs, plus électriques que jamais, qui jouent quand même 'rock & deceit', & fuck the brats, & fuck the naast... Leur place, ils l'ont définitivement trouvée. Ensuite c'est avec grand plaisir que nous assistons au show de Thomas & ses excellents Rolls, que nous n'avions pas vu jouer depuis quelque temps. Déchaînés, dans la sono cruellement défaillante du Tryptique les garçons sonnent façon western punk.  Charles enchaîne les envolées solistes sur sa SG mais nous déplorons l'absence du bottleneck adoré. Thomas ramasse un bison en plastique, et nous avons droit à un bel épilogue country. Dans le public, Greta & moi parvenons à trouver une place confortable à l'abri des pogos. Cruelle ironie c'est pour me jeter dans les bras de Bounty & son regard terrible, des souvenirs amers & candides d'un bel été et en particulier d'un soir sur ce trottoir parisien détrempé, écharpe & parapluie à pois... J'aime sa nouvelle coupe mais ses copains sont des cons. La salle se vide doucement, nous discutons contre un mur. Un garçon d'environ seize ans qu'une jeune pouf maquillée comme un camion volé enlace me fait de l'oeil depuis un quart d'heure, tombe de vénération lorsqu'il réalise que je connais le chanteur, se rapproche dangereusement transi. Je veux mourir. Je n'ai pas de réseau. Nous sortons; Greta n'en réchappera pas indemne : Kinder se lance sur elle, ne la reconnaissant probablement même pas, pousse un rire sardonique et lui pince un sein. Sur le trottoir nous observons les gens. je me demande s'il est tellement difficile d'entrer un numéro dans un répertoire. Nous sommes exténuées & blasées mais nous avons retrouvé quelque chose. Dans le rire de Kinder ou le sourire de Bounty, l'insouciance.

(Chocolatée)

 

 

Mister is becoming a modern icone

Mon nouveau marque page :

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Samedi j'attend Greta sous le porche une heure durant. Elle aurait quitté le domicile parental vers dix heures ce matin sans réapparaître. Plus tard, chez Dotchka qui essaye de faire cuir une pizza surgelée. C'est tellement immonde que nous finissons au pot de Hagen Daaz devant l'écran de sa petite tv à matter des aneries. George ne l'a pas appelé. Il avait promis de l'inviter à cette soirée VIP aux Galleries... George est un homme cruel. Nous décidons d'affronter le froid jusqu'au Shebeen. Je raconte le drame de la veille avec la taiwanaise qui tentait tout son possible pour accrocher Mister Shampoo; nous prenons la ligne sept, deux places de libres, pour nous, en face de la dite taiwanaise, moulée à outrance dans son Cheap Monday rayé Beetlejuice; Nous n'exploserons de rire que bien plus tard. Finalement nous passons la soirée dans les comodités d'une résidence étudiante du CROUS, et c'est éclatant et chaleureux et diablement ouf.  J'ai mis un tee shirt psychedelique aux manches bouffantes, Dotchka une tunique verte bariolée de noir à la brosse à dent. hum. Ils appellent tous les gens Michel je n'ai pas trop bien compris pourquoi, s'il sagit de la chinoise qui vend des roses ou quoi. Je suis quiche et fatiguée. Sans amertume; Dotchka et moi on the road again vers quatre heures. Ses escaliers grincent et nous nous effondront toutes les deux dans le lit à une place, sous son grand plaid de fourure. On s'endort et c'est dans ses moments là que l'inconscient remonte, c'est amusant, je me demande si elle va s'endormir avant moi, si à un moment elle ne répondra plus. "Putain connard George" "Ouais" "Machin a de sacréments beaux yeux tu sais. Tu sais les trucs que t'aurais du dire" "Oui, j'adore ta veste" "George quel connard sa mère les Beatles" "Trop. Tu as de la Ricoré?" "Sa mère le froid".

Dimanche la famille est là. Ou ce qu'il en reste. J'indigestionne. Le baba flotte dans le rhum. Je n'ai pas le courage de m'engager à la belotte. Dans le jardin givré j'appelle Michelle. La veille dans les toilettes j'ai cassé une anse de mon sac à main. Il faut toujours que je raconte des conneries, vraiment.

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