21.04.2008
Merde, je ne sais plus nous faire de mal // Haine dans tes prunelles la frustration a rongé ton paraître. Dot.
« Je suis finie je n’ai plus rien je ne veux plus jamais sortir » et l’obscurité du disque presque pop élégiaque d’où ne se détachaient plus que le mot gâchis & la complainte du monde.
De la Nostalgie considérée en tant que maladie chronique, regretter même le pire pour son appartenance au passé impalpable déjà celui de la minute précédente. Nostalgie de la souffrance et de l’auto propagande de la dépression sans création.
Tu me sers un bol de quaker oats à une heure du matin car chez moi les placards sont vides depuis longtemps l’été revient un jour sur trois et fumer délictueusement toutes nos soirées me délasse admirablement. Un clope et un autre clope, de mal en pis, le docteur a dit « C’est la cause d’une mauvaise hygiène de vie, vous fumez et vos veines sont assez fragiles les vaisseaux les plus fins explosent et ça vous fait ces petites tâches rouges là où la peau est tendue ».
Allongée lit étranger yeux rivés au plafond insomnie erreur illogisme incongruité méprise boule dans la gorge faiblesse idiote désirer un bref instant les gémissements et les soupirs de jeune fille de J jamais pris ; attendre le matin les voir débarquer aussi frais que lorsqu’ils sont partis nous virer de leur lit investi sans scrupules, se lever marcher jusqu’au métro six heures du matin clameurs sur la place de la Bastille manifestation PS ils scandent des slogans inaudibles et brandissent des banderoles MITTERAND : tournage d’une production au budget minable en vérité. Ventre vide nausée paralysante renvois d’alcool. Plafonds blancs draps étouffants jamais a sa place toujours attendre de pouvoir s’échapper lettres tracées au feutre rose dans le bas du dos I love BK absurde pas comme ça plus comme ça dormir encore et
B. de nouveau soupirant sur le siège du train regardant défiler les paysages ‘tout ça m’emmerde’ et B soupirant à la terrasse d’un café du dix huitième et B soupirant et souriant quand même et déambulations ivres dans les magasins beau de voir ça dans le cœur d’un autre être.
Je me rappelle A m’abandonnant au paroxysme de la folie lacrymale FIAC octobre 2007 yeux trop embués pour retrouver mon chemin oreilles assourdies de voix brouhaha humain trébucher dans les rues ne plus retrouver le métro appeler C pour hoqueter au téléphone, abrutie de nuits blanches et de fièvre gens inhumains insensibles bordure de quai train à l’approche genoux vacillants se dire un peu plus et tout ça s’arrête et puis bien sûr monter dans le train et la terrible certitude rassurante d’être là demain quoi qu’il advienne. C me serre me shoote au lexomil je m’écroule dans ce bar plancher crasseux j’embrasse V sur un morceau de Primal Scream je vide mon cœur sur l’original on sait mais je ne dit pas tout quelques jours plus tard je perds V sans comprendre que le rictus monstrueux sur son visage je m’autorise ensuite à comprendre peu à peu pourquoi les choses en sont arrivées à ce stade mais pour V le mystère reste opaque
Mon jumeau né un jour avant moi le regarder me voir si j’avais été homme été complice et léger nuits bords de seine et whisky magasins de guitares tous les cafés de saint Paul te créer comme tu le voulais et ha V te perdre sans la moindre explication rationnelle essayer de recoller les morceaux et échouer lamentablement.
Mes vaisseaux explosent une heure du matin TV en sourdine rire et lui parler de toi te revoir J et progressivement l’évolution qui se joue sur tes traits Peau de Chagrin Dorian Gray Faust traits durcis prunelles vides blafard sec jusque dans tes sourires te savoir crier ta joie et ne voir que les tortures repoussées dans les recoins de ton âme exploser comme des vaisseaux fragiles à la surface de ton être ; tu as encore maigri ; est-ce que qu’un jour tu sauras enfin crier h.a.i.n.e et tout recommencer. Pas aussi cyclique que tu le crois.
Je ne t’en parlerais jamais et c’est un gâchis immense que tout ces faux semblants. H.a.i.n.e c’est beaucoup dire. Certaines choses insultent ta pensée et le reflet dans la glace.
Echoppe close rue silencieuse pour le premier soir ne plus jamais trébucher sur ces pavés sous cette lumière orangée martini dans la ruelle amour éthylique idiot mordre dans les paninis de N vin blanc promesses polaroids promesses sur le zinc brisées comme une corde trop tendue pas moyen de s’accorder ivre. (…)
Ho merde je ne sais même plus me faire du mal.
14:36 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : essais et nostalgie du pire