05.05.2008

"Non mais si tu as un problème, on peut aller dehors"

Le Dimanche De Bouvines,

 

 

 

 

 

 

 

 

 ou le récit millimétré et minutieusement horodaté de la sueur ruisselant sous les cottes de maille, glaives et enjeux phalliques brandits à bout de bras, l'honneur du mâle contre ces salauds de flamands, brisant la sainte quiétude du jour du Seigneur, cet impitoyable 27 juillet 1214.

"Sic Transit Gloria Mundi" Proféra Etienne de Bourbon, prophète éclairé à travers les âges.

Parallèlement, je tente de mettre fin à deux ans de chassé-croisé peut-être involontaire, et qui sait peut-être également pourrais-je espérer une issue heureuse bien que j'en doute fortement hahaha.

parce que ce que je voudrais t'expliquer, c'est que si tu regardes tout le monde aussi intensément de cette manière incroyablement étrange, tu vas finir par te faire casser la gueule.

Les folies sont les seules choses que l'on ne regrette jamais, proféra un autre génie mais, ça n'est même pas une folie, alors..

Bon et toi, tu n'as qu'à te barrer en tournée sur la lune et on n'en reparlera plus jamais.

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{Studio Wonderings are killing me}
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Bande Son : Bob Dylan - I want You (In "Blonde On Blonde" 1966)
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Fût un temps nous étions jeunes nous savions écrire
bébé tes chroniques ont perdu leur magie en même temps que leur candeur
tu aurais pû encenser à pléthores
mais la merde est partout dans les riffs et les beats has been
Dieu cet album est pire que de 67 il est irrémédiablement kitsch
J'ai par hasard trouvé un ou deux groupes nominaux pertinemment géniaux qu'on m'a volé pour faire de la merde encore
coller quelques photos sans légendes : baby je suis une gravure de mode quelques fois dans ma chambre à coucher peut-être même que j'ai ton Amour sur un mur placardé
Hmmm j'ai songé tu n'écrivais pas si mal quand c'était inspiré et court, va t'acheter de nouveaux t-shirts & cesse de porter ce caleçon seconde peau de couleur vive que portaient les cyclistes homos il y a quinze ans et encore
Les accords sont les mêmes pourquoi la mélodie du chant s'élève si différente génie aléatoire quand je retombe toujours sur du plagiat rengaine incapable de retrouver quelles notes piquées à quoi bouillie sonique j'exulte
mon futur beau-père est le meilleur ami de Miller Anderson, qui rejoint T Rex en 76 mais si moi j'ai pleuré en baisant le visage papier glaçé de Bolan vieux numéro corné et défraîchi de Crossroads
(Et la mère tournant le potentiomètre de l'autoradio à fond dans la Peugeot "Et c'est mon futur gendre!" et elle doit rire ou lui confier que c'est peut-être mal barré oh elle a enfanté le Doute avec un coeur d'agathe)
parfois je marche dans la rue et j'entends les vapeurs de ton souffle dans mon casque je porte cet espoir en moi comme un étendard sublime terminaison incertaine infinie de mon être en un delta de possibilités immenses ou inexistantes
et j'écoute des nappes de powerpop rassurante & je m'essaie au dernier Breeders, Kim Deal voix mi cristaline mi eraillée qui résonne étrangement comme un écho de mes vocalises intimistes lors des excès de clopes combinés aux inlassables angines
et le toujours sublime & aerien 'I know I saw an army die' No Aloha, un con fini a fait une video fine sur >Youtube- idée d'illustrer ce morceau par des vues sous marines 'motherhood means mental freeze' alors qu'un sale crétin de rascasse traverse l'écran yeux exorbités je mâche mes mots
Hier soir j'ai regardé sur Arte un film sur l'enregistrement du dernier Metallica 'St Anger' ce qui fait plaisir somme toute est de voir ô combien l'ambiance en studio est dix milliards de fois plus intenable que chez nous, imaginez si nous étions connus hahaha. J'espère mourir avant de sortir avec un biker Ca s'écoute.
Sinon je ravale le Festin Nu en me pourléchant les doigts de façon abjecte histoire d'écrire le meilleur essai sur la Beat Generation résumée en quatre feuillets que ce type tiendra jamais entre ses doigts.
Lumière.
Crève ma rétine Faune Cosmique & délecte toi de tout mon fluide.
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(...) Et debout toute la nuit, parlant, parlant et lisant le Kaddish à haute voix, écoutant
Ray Charles hurlant les blues aveugles sur le gramophone
rythme rythme - et le souvenir de toi dans ma tête trois ans après - Et les dernières strophes triomphantes d'Adonaïs à
haute voix - pleurant, comprenant notre souffrance -
Et la Mort est le remède dont rêvent tous les chanteurs, chantent, et se souviennent, prophétie dans l'Hymne Hébreu ou le Livre Bouddhiste des Réponses - et ma vision d'une feuille flétrie - à l'aube -
Rêvant en arrière, à travers la vie, Ton époque - et la mienne accélérant vers l'Apocalypse,
le moment final - la Fleur brûlant dans la lumière - et qu'advient-il après,
rêvant en arrière sur l'esprit même qui vit une ville américaine, entrevue
comme un éclair, et le grand rêve de Moi ou de Chine, ou toi
et la Russie fantôme, un lit défait qui n'a jamais existé –
comme un poème dans le noir - retour vers l'Oubli -
Plus rien à dire, et plus aucune raison de pleurer sinon les Êtres Rêvés pris au piège de la disparition,
soupirant, criant avec ça, achetant et vendant des morceaux de fantômes, s'adorant l'un l'autre
(...)
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Allen Ginsberg Kaddish, traduction Jacques Darras