25.11.2006
You're my Waterloo
1) Faits de Société (ter)
}Le jeune étudiant moyen, quand il salue ses
camarades avant le début des cours,
embrasse timidement les filles et serre la main aux
garçons; Le M.M.*
embrasse affectueusement les garçons comme il
embrasse les filles.~

}Les dandys qui ont échappé à la Guerre, figures de la
Vanité Parisienne, s'opposent
dans leur décadence aux nobles héros de Verdun~
}Baudelaire écrira "Paris n'est plus" devant les
transformations de la capitale et la construction de la
Rue de Rennes par Napoléon III~
}Excusez-moi, Mademoiselle; Ca fait plusieurs fois
que je vous vois passer devant mon magasin et je me
demandais, est-ce que vous êtes étudiante? (-Oui...???)
Oh quel dommage, je cherche des vendeuses qui ont du
style pour ma boutique et j'aime beaucoup votre façon
de vous habiller et votre allure... Tenez, voilà, je vous
fait cette carte... 20% sur ce que vous désirez dans le magasin...
(Oui oui c'est ça oui hum)~
(Magasin de Cuirs & Fourrures rue de Rennes)
C'est trop MODS Préraphaélite !

Bande Son : Macbeth (Disque indispensable)
2) « Dîner des Anciens »
« Oui, j’ai déménagé depuis »
(L'ordre de ces séquences ne respecte pas la chronologie initiale)
*Ce. et moi arrivons devant chez Ch; Dans cette rue noire et mal éclairée nous rions et je parle en franglais, check ma coiffure dans le reflet de la porte d'entrée vitrée - J'aime son col en fausse/vraie fourrure de lapin.
*D'affreux fils à Papa en costume ringard, ivres au bout de deux heures, à boutons et lunettes.
Un de ces vieux FAP : "Nan mais c'est pas possible vous avez quel âge?"
Lui : "Hmm 27 ans" (mais pas encore)
FAP : "Ahhh mais vous êtes trop 'djeune' on pourrait sortir ensemble !"
*Je parle avec Ch; Ax; As; mais par-dessus leur épaule je vole des baisers optiques.
*Généreuses couches d'hypocrisie "Alors tu fais quoi comme études-Ah c'est cool et ton ecole d'arts?-Et moi je suis en blah blah blah blah-" (Petites Blondes insipides)
*Ax. a mis son Cheap Monday & moi mon April 77. Les gens sont cons et mal habillés; nous paradons et préparons des kirs. J'ai la nausée. Elle me dit que nous sommes écarlates.
*Elles me disent que j'ai "maigri" me demandent si je suis "anorexique", pour prouver ma bonne volonté je me dirige (m'enfuie) vivement vers le buffet (Tu te rends compte, ils avaient planté des cuisses de poulet dans des verres à pieds avec de la sauce dans le fond et ils devaient trouver cela diablement chic !)
*Le matin même je lisais : "It is very flattering and I have to admit that I couldn't help blushing!"
*Kir; Kir; Kir; Vin blanc presque agréablement fruité.
*Le lendemain au fond de l'amphi, j'écris au brouillon dans le carnet Moleskine : "Of course I would xxx understand if you prefer not to!" sans parvenir à trouver l'adjectif adéquat.
*C'est comme si j'avais découvert pour la première fois ces teintes de vert dans ses prunelles noisette.
* "Quand tu l'as connu, c'était encore un petit garçon, maintenant c'est un homme."

Bande Son : Fat Children Took My Life (Quite Excellentissime Album)
3) « Love »

L'objet discographique ci-dessus portant relativement à polémique une écoute rapide s'imposait à nos oreilles curieuses. Analyse d'après quelques notes avidemment grifonnées au long de 26 morceaux qui malheureusement ne me dévoileront que 45 secondes environ par piste. Bon. Objet commercial par excellence (C'est pas Noël...) ou expérience sonique trisdimensionnelle comme le clament certain mensuels rock? (Cette ébauche de chronique étant peu fiable et (/car?) rédigée sur fond de Jarvis Cocker)
Les ‘-‘♠ Strawberry Fields sonne d'abord trop 'crooner'. Le morceau en perd inmanquablement de sa dimension émotionnelle mais en même temps ce morceau je pense qu'il ne faut absolument pas y toucher, c'est une vraie perfection musicale.
♠ L'OVNI du disque, Gnik Nus ou King Sun repassé bande à l'envers, franchement inutile et ésthétiquement dérangeant. Sans doute le morceau qui voulait faire passer le disque pour autre chose qu'un vulgaire remastering - au sommet de la prouesse technique certes, mais franchement, on s'en serait passé.
♠ Here comes the sun sonne comme une vieille bande fatiguée, effet démo peu heureux ou bien?
♠ McCartney passe en mode polyphonique sur Because & Hey Jude, qui perdent de leur spontanéité et résonnent comme du mauvais baroque (Ou alors ai-je mal su reconnaître les chants de Noël tubesques de cette année?)
♠ Sergeant Pepper ne donne guère plus l'effet que d'un bordel sonique accentué, en contraste avec une batterie claire... Au bout de 45 secondes, c'est déjà beaucoup trop long.
Les ‘+'
♥ Eleanor Rigby & Octopus Garden n'ont jamais sonné aussi bien : Le travail du son révèle sur ces deux morceaux incroyable, et oui 'nous redécouvrons' ces morceaux sous un nouveau jour... Rien que pour ces deux-là, on mettrait bien l'objet dans son panier, finalement.
♥ Lady Madonna, le seul morceau des Fab Four qui me faisait crier pitié devient tout à coup supportable, et même, fichuement bien orchestré, finalement, si l'on occulte la rengaine du chant qui agace toujours autant, bien sûr. Je considère celà comme un exploit .
♥ Come Together est renversant - bon, encore plus que les anciens enregistrements - L'accent a été fortement mis sur cette sublime ligne de basse, qui vous vibre jusque dans vos cordes les plus sensibles - Wow.
♥ Back in the USSR est sacrément euh, 'rockabilly', mais enjoué et interessant, pour le coup.
♥ While my Guitar gently Weeps perd des percus et s'écoule plus calmement, mais sûrement plus emprunt de magnifique mélancolie... Le son est une fois de plus, irréprochable et oui, c'est une vraie prouesse, d'accord.
♥ A Day in the Life est complètement fidèle à l'originale, si ce n'est un léger travail au niveau de la rythmique? Il en est de même pour All You Need is Love, qu'on aurait pensé subliminal et nouveau vu le titre du coffret; On ne peut alors que comparer une fois de plus les anciennes bandes à ces pistes au son, oui, certainement transcendental. C'est franchement bluffant il faut l'admettre.
En conclusion, que dire? George Martin n'est pas pour rien le producteur génial des Fabs, un son pareil renvoie le SACD au placard; Cependant c'est sur les morceaux voulus les plus audacieusement retouchés que la magie n'opère pas : Illustrationparfaite, ce 'Gnik Nus' quasi burlesque. parce que la magie avait opéré divinement à l'époque, et que si Harrison n'avait pas alors planté le solo Come Together en plein Yellow Submarine (j'extrapole) il n'en sera tout simplement jamais mieux autrement. Un simple méga-remastering aurait-il donc suffit? Vous auriez trouvé celà plus ou moins commercial? Avouons le, malgré le prix pour certains disuasif, ce LOVE presque must-have saura très bien trouver sa place, innocemment, sur bien des listes de Noël. Dont bother, let it be.
13:20 Publié dans * All those charming Messieurs Mèches, * Chronicles from the Arty Basements, * Narscico-land | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Napoléon Bonaparte, Rue de Rennes, John Cale, Jarvis Cocker, Beatles, Love