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18.09.2007
Iggy & The Stooges @ Fête de l'Huma // Lust For Life Camarade.
Oui, samedi dernier, nous sommes allés voir Iggy à la Fête de L'Huma. D'abord, ce fut tout un concept fort interessant que de découvrir le public de l'évènement, déroutée dans la Courneuve, réussissant finalement à pénétrer dans une navette surchargée, pas d'aeration, odeurs de sueur et de mauvais alcool; Une dizaine de blaireaux ivres chantent à tue tête "trois petits chats, trois petits chats, trois petits chats chats chats" (etc.. je ne vais pas vous la faire), nous écrabouillent, puent, chantent encore des bribes de l'International, et une demi heure après on débarque. Ensuite on trime pour se diriger vers la grande scène; de part et d'autre, de petits stands fort interessants sans doute, des gens se roulent des joints devant les stands à merguez, il y a des especes d'attractions foraines, en fait oui, on se croirait un peu à la fête à Neu-Neu. Diantre, nous sommes venues voir Iggy. Mais avant, on doit se tapper Ayo, qui parvient à faire se déhancher le public sur ses rythmes afro entraînants et de sa voix de velours. Ensuite nous espérons beaucoup de RAZORLIGHT. Horreur : Johnny Borel apparaît affreusement poseur, les morceaux sonnent exactement comme en studio, en réalité razorlight sonne très pop, parfois même étrangement disco. Au premier rang moult groupies prépubèrent tirent le bras de papa pour exprimer combien Sir Borel est magnifique, peut-être, mais le concert est relativement décevant. Heureusement apparaît finalement sur la scène ... Je vous le donne en mille les petits loups PHILIPPE MANOEUVRE himself venu introduire les dantesques IGGY AND THE FUCKING STOOGES ! Et ça, y est, le public se masse, nous sommes une marrée de gens compressés étouffant dans une vapeur de sueur et de poussière suffocante. Mais Ils arrivent. Ils sont là. Loose est un petit four saignant. Iggy est renversant. Contrairement à son précédent show au palais des Sports, on entend parfaitement la voix bouillante de l'Iguane. Nous bouillons nous-mêmes à vrai dire. TV Eye, (aïïïe), 1969, (On me piétine), I Wanna Be Your Dog (ooooh), No Fun (J'émerge, un homme aimable m'extirpe de la poussière), et Iggy fait monter des gens sur scène (Evidemment, ça n'est jamais nous, de toute manière nous sommes loin du devant de la scène à présent, j'ai perdu Babé, je suis seule dans cet enfer) 1970, Fun House, Dirt, re- I Wanna Be Your Dog, Iggy est déchaîné, on crie, on meurt, des gens s'évanouissent, de gros pleins de sueur me tombent dessus mais malgré tout c'est une nirvanesque décharge d'adrénaline (15 Euros pour un shoot pareil!) Et puis ils terminent sur un morceau du dernier album dont j'ai zappé le titre, je ne l'ai - oh honte - jamais écouté à vrai dire. je suis exténuée. Seule. Par je ne sais quel miracle je retrouve Babé & Johnnyslavitch. On ne resemble à rien. On est heureux. Et c'est comme ça, c'est fabuleux, et impeccablement dans l'ordre des choses.
NB : LE GIN rend méchant, con, fait dire des ânneries et des choses inconsidérées, et,surtout, rend méchant. Ce n'est pas une fatalité, le whisky peut vous aider à arrêter. (Au moins ça rend aimable).

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17:35 Publié dans * Chronicles from the Arty Basements | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Iggy Pop, The Stooges, Fête de L'Huma, Courneuve, Gin
12.09.2007
Pirate Love Is What I'm Wanting For... I Never Ever Needed It So Bad...
Fin de soirée Shebeen en apotheose. Serais-je capable de conserver des relations? (J'aime tout le monde en réalité, c'est mon côté hippie qui fait son come-back) Pirate Love Pirate Love à presque trois heures du matin. Samedi Iggy à la fête de l'Huma. Je crois que j'ai un nouveau groupe, j'ignore ce que ça va donner. C'est ennuyeux de n'aimer personne, mais je parviens à fermer l'oeil pour la première fois depuis une semaine et un jour. En tout cas ça m'aura permis cette lettre ouverte, à double destinataire. Iggy à la fête de l'Huma quoi. Vous y croyez, vous?
Lettre à L’Auteur Russe
I
Quand Jérusalem brûlera dans le papier jauni léché par la flamme du cierge, j’entrerais en scène. J’ai dévoré tous tes écrits, je me suis couchée dans tes pages, j’ai léché le papier en m’imaginant flamme, en m’émancipant femme. Je me suis teint les lèvres à l’encre carmin, j’ai dessiné ton nom sur le siège des métropolitains. J’ai recueilli la sève qui coulait sur mon menton quand je sursautais en plein rêve, mes doigts enserrant encore tes écrits trempés de sueur, et je l’ai consacrée. Je me suis approprié ta prose dans des carnets défraîchis, j’ai beaucoup pleuré et j’ai joui. Je voulais que mes draps soient pourpres et ton timbre comme du velours, je te disais poète, je te disais absent ; J’ai tenté de voir l’aube à travers tes yeux vitreux de larmes consommées, dans ta voix et dans tes mots, mais la glace sans tain me giflait de combien je t’étais étrangère et combien tu m’étais familier. J’ai brûlé les écrits, presque asphyxiée dans les fumées de vélin et d’encre, soufflé sur ton nom et chanté tes louanges. J’ai compilé tes chimères dans un abécédaire exhaustif, j’ai pensé par les liaisons de tes synapses et vu le chaos à travers tes pupilles ; j’ai distillé de l’encre de chine dans mon humeur pour qu’elles prennent la couleur de tes iris noirs. J’ai épousé tes souffrances et tes peurs et je les ai faites miennes, prosternée je me suis faite déploration sur le cuir marron de tes mocassins.
II
J’ai parcouru des kilomètres de routes glacées, enlacés nos doigts gantés de peau, fuyant l’étreinte de ton bras protecteur mais me jetant à corps perdu dans ta prose brûlante. J’ai bu l’ignorance des steppes sur tes lèvres figées et hésitantes, fixé dans l’air aseptisé de la ville les exordes des tréfonds de ton âme, un film polaroïd grisâtre voilé en oraison. J’ai entendu raisonner l’écho de nos talons tard sur les berges de ma raison, oscillant au bord d’une folie furieuse, d’une indomptable passion charnelle. J’ai pleuré devant toi me noyant dans les limbes éthyliques, baisé ta bouche glabre et rigide comme un mur, baisé rien d’autre que du carrelage, enfin le lambris d’une portière de wagon qui m’arrachait à ton royaume de poudre, mental et jaculatoire. J’ai cédé sous ta plume pour ton exotérisme.
Je me suis faite madone juive, va nu pieds en l’érouv de ton cœur de marbre, l’amante vierge, l’amie. Tes lèvres étaient le sel et le stupre sous la reliure de cuir cramoisi, une dorure à tes initiales, le secret dans ton œil fou et mâle. J’ai écouté et me suis tu. J’ai pincé les cordes oxydées d’une vieille balalaïka, craché et dormi sur tes chemises de soie blanche ; au matin les draps étaient tachés de cendre et le parfum capiteux des jacinthes et des vapeurs d’alcools me berçait dans une douce nausée. Le souffle de l’ampli à lampes vibrait encore dans la nudité de la chambre. Des fonds de café moisissaient dans les tasses et j’étais heureuse, dévouée et hébétée.
(…)
Le silence est entré par la petite porte sur la ruelle orangée au clair de lune : l’on a parlé et l’on a menti. J’étais absente dans la déliquescence du vin sur les lèvres d’autres. L’écho m’est parvenu et j’ai refusé dans la honte de perdre ta confiance. Je n’étais que compagne de route, amie dans un désir physique aléatoire et optionnel : Admiration sincère, tendresse en épilogue.
J’ai signé Bethsabée K. car je n’ai honte que de ces autres qui nous entourent.



Ouï dans le bus de nuit, meilleur de : "Vazy khônnard, reste avec ta main droite!" ; "Hey va bouffer du porc au ramadan clochard!" ; "Ca c'est un bon fonctionnaire de merde, rien dans le falsard" (à l'attention du chauffeur)
Nous aimons le risque, // Iggy à la Courneuve vous y croyez, vous?
I wanna be your dog, mais pourrions-nous rester amis, cependant, très cher? Non, non, oublie, demain j'arrête l'alcool.
00:05 Publié dans * Narscico-land | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : comment, t, appelle, tu, ?, johnnyslavitch, repondis