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24.03.2007
Baby you're a groove; You're like the planets when you move
Electric Breeze in the Cherry Trees
Fleurs blanches dans les cheveux si longs de notre adolescence// Tu courres sur le trottoir & mes dents dans un strudel pavot.
Préface
Je veux raconter au monde comment j’ai coupé court au destin. Je veux montrer du doigt l’étoile et jurer à la ligne. Je veux enfermer mes échecs dans un carnet de cuir noir et le ligoter sur les rails d’une voie de chemin fer de la banlieue nord. Au passage à niveau il est dix-huit heures de la fin septembre, le soleil s’affadit, descend et dégrade son orangé apaisant sur le mur d’un blanc grisâtre de la maisonnette du garde-barrière. Je me suis assise dans l’herbe folle et roussie et j’ai regardé deux garçons passer en vélo sur cette tâche de campagne au milieu de la ville, le vent dans mes cheveux et le soleil dans mes yeux, je leur ai sourit. Je regarde les rails : C’est fait étrangement, des rails - A l'embranchement du printemps de nos vies j'aimerai par hasard avoir commis une erreur d'aiguillage. (Ces gens-là, disent-ils, ont pris un malin plaisir à se plaindre, à se sentir martyrs.) Et ce carnet à la couverture muette dont les pages crient à l’encre violette. Le soleil, le vent, je me couche au milieu ; plonge les yeux dans un azur immaculé ; Je souris : Tout est parfait à dix-huit heures au passage à niveau saloperie de fin septembre ligotée sur les rails d’une voie de chemin de fer de la banlieue Nord. Ca sent douteusement la félicité parfaite et je n’ai pas même envie d’allumer une cigarette.

20:31 Publié dans * Narscico-land | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ce, perfecto, est, en, coton, enduit, de résine
17.03.2007
I've seen the future baby, it is murder...
& Leo Cohen n'a jamais tort...
Tu traverses le pont des Arts, d'une berge à l'autre et vice-versa, prend le bus 95 jusqu'à Saint Paul. Vous chantez Oh No fun, my babe, no fun.. Vous écumez les rues du quartier, flânez agréablement, l'air sent le printemps & l'espoir; Vous vous restaurez chez l'As du Fallafel, il est seize heures. Vous finissez en terrasse rue Vieille du Temple les doigts sucrés de strudels au pavot & vos voisins sont allemands & vous avez envie de sourire à tout le monde.
Cut.
-C'est comme Bolan, avoue qu'il n'avait pas vraiment de voiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiix BOUM (Tu dévales tête la première les escaliers du métropolitain - Je t'avais prévenu c'est la punition bolanesque babe.)
Cut.
Triptyque. (Tu t'étais dit que tu n'irais plus). Les Prostitutes sont sexpistoliens, stoogesques, ramonissimes. Les BB Brunes assurent, mais dans la foule l'air est irrespirable alors vous vous réfugiez près des platines. (On s'est loupés de peu je crois. je ne comprends pas. Soupir. )
Cut.
- pourtant j'ai croisé les doigts sur le papier casher mais ça n'a pas marché.
-J'ai envie de me faire écraser par une voiture.
-Nan mais qui a mis cette musique de merde?
-...
- "NO FUN MY BABE NO FUN !!!"
- Oh regarde, il y a des rappeuses qui nous font des doigts.
-Ah oui.
- "GOD SAVE THE QUEEN THE FASCHIST RRREGIME"
- En fait il est trop con. J'aurais pâs dû essayer d'être aussi spirituelle. Non mais il m'a prise pour une suédoise quoi.
- Ah comment peut-on être aussi over-love?... Ca doit être un garçon formidable.
- Qu'est-ce que tu fais?
-Je grimpe sur le pick-up, babe. OH COME ON !

Pour te ruiner à bon escient, tu as trois possiblités : Les Who à Bercy, Dylan (même salle), ou les Stooges au palais des sports... Pete Townshend tient peut-être encore debout, Daltrey a peut-être encore du coffre... Mais vraiment, les Who, tu les as laissés à la mort de Keith Moon, peut-être même avant figés dans leurs costumes cintrés de mods, rasés de près. Après c'est du rêve. Dylan? Dylan semble toujours être Dylan, impassiblement Dylan jusque dans la raffinée moustache, alors tu te dis que Dylan, ça sera pour une autre fois, que tu as le temps. Non. Tu claques ton blé pour les Stooges. Tu resents l'appel d'Iggy comme la main invisible qui a reglissé Fun House devant la lentille de ton lecteur de disque. Tu vas voir Iggy bon Dieu... Merci.

(Tu sais, parfois ça n'est pas moi qui racontes. Parfois, je ne suis même pas là.)
20:55 Publié dans * Plus Que Jamais | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
04.03.2007
You talk about day, I talk about nightime

We love the way your voice embraces the moon We love to play your tunes in the late afternoon To sing oh you & me once again on the road When the candles do burn but the Martini’s cold
Jardins du Château de Versailles; Jour pluvieux, appareils télescopiques, en compagnie de Ana D. venue capturer des clichés pour illustrer un ouvrage en cours de rédaction par je ne sais plus qui. Retour sur Saint Michel & ses librairies anglophones, Shakespeare & Co et vue sur le Château, bâtisse toute en hauteur et à l’architecture remarquable. Cherry coke & tartelettes aux framboises écrasées à travers les rues & les lignes de chemin de fer.« Oh, excuse me, you look so beautiful ! » “What?” “You look so beautiful ! can I kiss you?” “(prenant sa main et la caressant entre ses longs doigts doux) Oh sorry, I’ve got a girlfriend... » (Il dépose soudain un baiser sur le coin de sa lèvre et s’enfuit, bientôt plus qu’une silhouette s’évanouissant dans le gris de la brume & le bruit des voitures…)
{Le point positif, c’est que James a un parapluie à 500 livres, et écoute les Klaxons dans son autoradio, n’est-ce pas.}

Shades @ Flèche d’Or 03/03/07
(Juste merveilleux)


