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25.01.2007
Born to Boogie - the motion picture
1972 - Apple Films
Directed by Ringo Starr
Starring Marc Bolan & T.Rex, Ringo Starr, Elton John...
Printemps 1972, Wembley. La Bolanmania ou T.Rextasy, qu’importe le nom qu’on puisse y donner, se répend dans les veines de l’Angleterre – du monde. Bolan vient de terminer la tournée américaine de T.Rex, et pendant six mois les groupies ont religieusement économisé chacun de leur penny en attendant le retour du prince en son royaume. Bolan est sur scène ; costume à paillettes, les paul sunburst. Le riff incandescent de Jeepster ; La foule hurle. “You slide so good with bones so fair/ You've got the universe reclining in your hair/ 'Cos you're my baby, yes you're my love/ Oh girl I'm just a jeepster for your love...” Mickey Finn est un excellent percussionniste; Les filles sont jeunes dans les premiers rangs et s’époumonent; C’est le moment où je suis tombée amoureuse, dans la banquette ignorante d’un fauteuil de velours rouge.


Une piste d‘atterrissage, une Cadillac rouge se dessine au loin, une silhouette géante de Bolan en arrière plan. Bolan fouette du revers d’une tapette à mouche le cocher bestial, souris géante dévoilant sous son masque la barbe de Ringo Starr. Bolan récite dans un combiné de téléphone ses tirades versifiées ; un nain dévore le rétroviseur. « Electric wind ; Footsteps stamping through the citadel of your soul ; Rock & Roll children born to dance to the beat of your heart and die to the rythm of the universe ...» La souris apprécie. Avant l’éclair, la voix de Dieu : A-Wop-bop-a-loo-lop a-lop-bam-boo !


Bolan porte un costume vert orné de notes de musique, tiens une Les Paul argentée offrant une fantastique cover du tube de Little Richard; Ringo frappe sa batterie ou filme grimé en clown ; Elton, les joues peintes en rouge en costume rayé se courbe sur son piano ; puis Bolan est assis à l’intérieur, fais s’élever sa voix si parfaite et d’un vibrato si particulier, dans le reflet distordant d’un miroir, à l’acoustique cette fois, puis Stratocaster en main reprend le refrain de son hymne « No you won’t fool the children of the revolution… »

Nous retrouvons Ringo & Bolan, devant la cadillac rouge ‘Some people like to rock, some people like to roll…but a moving & a grooving gonna satisfy your soul! »


Retour sur la scène de Wembley : Bolan humblement assis seul sur scène dans la lumière des projecteurs, égrenant sur son acoustique les notes de Spaceball Ricochet, Let’s have a party, telegram Sam & le sublime Cosmic Dancer. Morceaux aux accords minimalistes, sans artifices, mais magiques et magnifiquement relevés par le timbre de Bolan. La voix résonne dans l’auditorium, l’homme s’amuse à faire crier les filles, et il n’est pas difficile de savoir en lisant dans son regard qu’il est plus que conscient de la page de l’histoire de la musique qu’il est en train d’écrire. « If there’s going to be a rock & roll history, it’ll go down in it »

Une après-midi ensoleillée de printemps à réuni dans son jardin une souris, un haut-de-forme et un homme de chair d’un autre temps pour réecrire l’histoire de la tea-party du Chapelier Fou. On a aussi convié trois religieuses dont une portant la barbe, et une profusion de gâteaux et de fruits, et de délicieux hamburgers, préparés par les soins d’un vieux majordome fantasque. Des violoncellistes accompagnent Bolan qui, assis dans l’herbe, gratte sa guitare, le visage poudré de blanc, enfantin et angélique, d’une beauté touchante, à chemin entre un Chapelier Fou et un Elfe-Chantre, un Orphée venu chanter des louanges modernes « She’s my woman of gold but she’s not very old a-a-ah… » Les nonnes se délectent de leur festin faisant fi du péché de gourmandise, Mickey se baffre de fruits rouges, Ringo rit à gorge déployée au-dessus du service à thé. Plus tard, on retournera à Wembley, les filles crieront, Mickey leur lancera des tambourins à l’effigie de Bolan qui électrifiera l’audience d’un ultime sensuel et débridé « get it on ». mais pour l’instant permettez-moi d’arrêter le temps dans ce jardin anglais, sous ce timide soleil anglais ; Car chaque fois que j’y pense je suis certaine que c’est bien ici qu’à présent Bolan trimbale sa guitare & ses vers, depuis bientôt trente ans.






19:15 Publié dans * Chronicles from the Arty Basements | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Born to Boogie, Marc Bolan, T.Rex
Commentaires
Elles sont pretty les groupies du premier rang :p
(vive andrééééééé)
Ecrit par : Golden Sky | 01.02.2007
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