09.04.2008
Bientôt, peut-être; La Vie est un eternel recommencement; And in your arms I fall again Faune Cosmique Lumière & Cendres
"I've been set free and I've been bound
To the memories of yesterday's clouds
I've been set free and I've been bound
And now I'm set free
I'm set free
I'm set free to find a new illusion
I've been blinded but
Now I can see
What in the world has happened to me
The prince of stories who
walk right by me
And now I'm set free
I'm set free
I'm set free to find a new illusion
I've been set free and I've been bound
Let me tell you people
what I found
I saw my head laughing
rolling on the ground
And now I'm set free
I'm set free
I'm set free to find a new illusion"
The velvet underground
Puisque je ne peux plus écouter cet album ainsi que quelques autres.
Passe quelques mois dans le noir.
La porte qui claque sur ton coeur haha le fou rire du drame.
Fascination du pire.
Toi et son contraire.
puis un matin
Ouvre les volets le ciel est bleu l'air est soudain le même que cet été merveilleux, tu sais.
Juillet-Septembre
puis
Rien n'est arrivé, c'était beau, non c'était laid.
C'était absurde et contrefait.
je ne t'ai jamais quitté non, non pas vraiment.
J'écoutais toujours electric warrior la tête sur ton épaule absente.
La pochette a disparu dans un coffre))
J'ai trop écrit trop bu trop cherché à m'étourdir à oublier à comprendre à te retrouver enfin
Lumière
Bientôt peut-être là de nouveau parmi les mots
aussi
puis
bonjour
ça faisait longtemps
vous n'avez pas changé
enfin pas vraiment
merci.
12:56 Publié dans * Plus Que Jamais | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : je plonge à jamais dans un délire sonore et tu t'allonges sur ce
24.07.2007
La solitude du lampadaire & le Mal du regard en coin (Reprise)
Le front qui lance et la cheville gauche en feu. Tout d’abord parce que lorsque l'autre déclame Born To Lose, ma tête s’explose contre le bois du bar. Même pas mal. Mes yeux sont aveugles et c’est le noir complet entre les mèches de mes cheveux. Ma tête sur les cuisses de Babé. Emmène-moi loin d’ici, dis-je. Ca pour le front. Les rues sont orange et les lampadaires solitaires. Tu entreprends de traîner une plante verte à travers les ruelles. Je shoote dans un réceptacle de poubelle. Encore, encore. Et dans ta foutue plante en pot. Là pour la cheville. Il fait trop frais et l’air est trop calme. J’ai hérité de la hargne et de la frénésie. Rictus en coin. Regard muet indivisible. Cataracte opaque et le noir intégral. Tout s’allume et tout s’éteint. Je grimpe au lampadaire. J’avais seulement besoin de trouver un prétexte pour laisser couler quelques larmes ; Puisque l’optimisme d’auto persuasion est parfois étanche. Je hais cette rue et j’ai le mal de la ville.
Et mon cœur s’endormait en banlieue, pelouse, soleil curatif, bords de Marne. Une fille est passée. J’avais le visage contre l’herbe et Babé un malaise en puissance. Cette fille est passée, son casque sur les oreilles, et j’ai songé que ce serait impossible mais trop tentant pour renoncer. Oui trop de signes et trop d’ampoules qui vacillent, et la décision inébranlable d’emmerder cette vie car être passif ou mort, c’est idem. Babé voit tout blanc, se sent des vertiges, la nausée, et j’ai envie de serrer son corps frêle dans mes bras, je suis là, et dans le RER où nous sommes parvenus à nous traîner, sa tête posée sur mes cuisses, ma main dans ses cheveux.
Puis les rues toujours orange et le lampadaire solitaire, ma vue se brouillant, le front contre le bois, les tempes qui bourdonnent, je hais cette rue, je hais cette ville, mais par contre je crains de …♪

Bande son : The Fiery Furnaces - Teach me Sweetheart
13:40 Publié dans * Plus Que Jamais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.07.2007
la couscous + le guitare, timeless // Belladona child in the eastern suburb fields.
L’’accent charmant de Jane nous présente Gimme Shelter sur un plateau, nous, nous dégustons la tarte (aux pommes bien sûr) que j'ai concoctée avec amour, Papa dort, les Stones sont beaux, merci Arte; Serais-ce le nouveau summer of love? On y croit vachement haha. la chambre, le parquet, le rebord de fenêtre, tout y passe; les Pim's également. On danse. On se roule par terre. On a quinze ans, peut etre moins, peut-être plus mais qu'importe. J'ai choppé un torticolis vicieux en restant assise devant le ventilo du shebeen trop longtemps, c'est de ma faute. je ne sais pas quoi ajouter. Si : l'appenzeller c'est franchement infecte. On ira bronzer au bord de l'eau. Et de l'autoroute. on s'en moque. C'est toujours pareil ; le Maudit Blues. Intact. Mais sans lui, la page blanche. je pars dans les rues, des chats galopent sur mes pas. le lendemain, tu as encore disparu. But since then I live on Mars.


This is the end
Beautiful friend
This is the end
My only friend, the end
Of our elaborate plans, the end
Of everything that stands, the end
No safety or surprise, the end
Ill never look into your eyes...again

Take me out tonight
Take me anywhere, I dont care
I dont care, I dont care
And in the darkened underpass
I thought oh god, my chance has come at last
(but then a strange fear gripped me and i
Just couldnt ask)
Oh, there is a light and it never goes out

Parce que la luminosité est identique, le parfum de l'air identique, alors que la bande-son (le) soit. Les mêmes couplets à l'infini, indémodables, que l'on croyait avoir trop écouté et que l'on (re)découvre pourtant à peine.
J'aime ta façon de placer adjectifs et noms de manière aléatoire et incongrue.
L'année dernière, à la mÊmE EpOqUe j'écoutais :
-The Doors - The Doors
The Strokes - Is This It
-The Velvet Underground & Nico
-T-Rex - Electric Warrior
-The Raveonettes - Pretty In Black
-A.S Dragon - Va Chercher La Police

Je passerais les mêmes vacances sur la même plage de Rochebonne, tremperais mes lèvres dans la même crème glacée caramel beurre salé (c'est du sérieux), dans le même vent et sur la route du rock, peut-être avec les cheveux bouclés de C, comme depuis des lustres. je saluerai François René pour vous. Et dans mes oreilles il y aura, et dans l'autoradio il y aura, et dans les coeurs il y aura, intra-muros et hors de nos têtes car c'est toujours toujours toujours mettre un pied dans le passé que de
je n'arrive toujours pas à fermer l'oeil
Cadeaux, et supportez mes gémissements encore trois semaines ... (click les titres ;)
The Rolling Stones – Street Fighting Man
Girls In Hawai - Fontanelle
00:00 Publié dans * Plus Que Jamais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nostalgie, summer of love, rolling stones, girls in hawai, the doors
12.07.2007
Le mal de la ville et la fougue du lampadaire. Silence... Tu as un nez magnifique.
J'essaie d'écrire à jeûn, sans fond sonore j'entends, mais rien ne saurait pourtant ôter de devant mes prunelles abasourdies les images et ...oh c'est un très mauvais début. Que puis-je écrire ici? Ca ne saurait avoir de sens, mais je ne pourrais passer outre quand même... Donnez-moi un mot, une esquisse d'intelligible... NON. Celà fait longtemps, là j'ai envie d'être egoïste. Rien ne franchira le seuil de ma pensée.
Mais si bien tard après l'autre nuit, couchée en chien de fusil sur un paillasson dans je-ne-sais-plus-quel-immeuble, je n'arrivais pas à fermer l'oeil à cause d'une lumière à la source introuvable, il me semble à présent que c'était une torche allumée en mon être - que c'est mauvais, regardez comme on devient lamentable à évoquer des moments pareils! - Oh oui la Lumière faite chair entrée par mes orbites et soudain honteuse j'irradie. Pourquoi moi? Ce n'est pas mon genre pourtant de luire de la sorte, d'ailleurs je t'ai empêché de dormir. Ha, je hais cette rue, mais bon sang, c'est aveuglant. Piétinez-moi, etc, je crains que ça mette du temps à s'éteindre.
"Trois Heures Vingt-et-Une ou Comment La Mort M’A…"
Tu as connu également la sensation de la terre sous les pieds nus dans tes sandales. Fraîche et agréable comme du sable retourné, mais ton inconscient dans lequel s’est ancré l’image des grains noirs salissants empêche le rêve d’aller à son terme. Tu gis dans l’herbe, et il y a, pas forcément dans l’ordre parce que tout cela est très décousu quand tu te cabres la tête en bas ou rejetée sous toi et une jambe à l’est avec ton bras gauche, il y a donc de l’herbe, d’un vert tendre de printemps, qui vient de commencer à se dessécher aux premières grandes chaleurs, et un mur de briques rouges et par-dessus des branches immenses et fines comme des doigts magnifiques aux joyaux de cerises pas encore rougies, et ça et là encore quelques fleurs blanches dans les feuillages. Des corbeilles d’argent jaillissent d’un interstice dans un vieux muret, peut-être un oiseau y avait-il déposé des graines – qu’il aille au Diable - et là encore le mauve rassurant de la lavande et du lilas, et les pages que tu as arrachées sous toi, l’encre s’imprimant contre la paume de tes mains moites et tu tends ton corps comme si les os de tes hanches allaient poindre à travers ta peau et tu voudrais que personne n’ai jamais été mort, et tu préférerais peut-être que personne n’ai jamais vécu, avant, dans ton esprit, les cerisiers seraient moins acerbes et les corbeilles d’argent moins condescendantes et le plaisir moins de douleur et tu te moques de crier comme d’une guigne parce que pour toi c’est un paysage désert même hors-cadre que la vie à quitté pour toujours. Tu dis :
« Ils ne nous regardent pas n’est-ce pas, non, ils sont tous muets et réduits en cendres, ha, comme le souffle me manque pour m’en inquiéter encore. » Quand tu te retrouves le visage au ras du sol tu cueilles une pâquerette à tige trop longue entre tes dents et malgré la délicatesse de ton emprise ta mâchoire tremble et tes dents pressent la tige, et la sève coule sur ta langue, amère et infâme, qu’est-ce que la beauté des choses ? La grille à rouillé et par endroits la peinture verte s’est irisée de nappes violettes ou cuivre, un peu comme une peau de pétrole, et le soleil chauffe le métal mais il fait encore assez frais pour qu’une brise légère sèche la sueur à ton front, tu ressens le frisson par la nature et non par ton propre corps, mais dans le frémissement d’un feuillage, le gémissement d’une branche, la chute voluptueuse d’une fleur de cerisier ou la cambrure alanguie d’une gerbe de forsythia. Et il y a comme un désespoir éhonté dans cette nature orpheline, tout est mort ici songes-tu, tout est muet et mort que seul le vent agite, et dans l’ultime courant qui t’emportes tu penses que tu n’as vu ni entendu chanter aucun oiseau depuis que tu es entrée ici. C’est leur chair que tu foules et leurs dépouilles que tu piétines, dans ces tranchées presque effacées par les pluies et la brise dans lesquelles tes pas s’enfoncent, le goût de la sève c’est l’haleine d’un mort, et vos vies et vos cœurs qui battent crachent au visage de ses cadavres, à l’honneur de la famille, à la pérennité des choses et des êtres, à qui pour observer les portraits des disparus quand les branches se brisent tu dis : « J’ai oublié les noms, tu sais, qu’est-ce qu’un nom quand plus personne n’est là pour appeler ? Dis mon nom, je t’en supplie dis mon nom, dis-moi que nous ne sommes ici que des profanateurs de silence. Que reste t-il que la nature, témoin insolemment muet gardant pour elle et les rires et les danses, quelqu’un s’est-il jamais fait aimer comme moi au milieu de ce jardin en friche ? » Et ici tu baisais la main qui presse ton mamelon comme s’il allait en couler cette même sève, savons-nous que nous sommes morts ? Te donneras-tu la peine de brûler ce que de toute manière le temps finira par détruire ? Tu imagines les racines et les branches perçant les toiles et les briques se fissurant et la pluie s’infiltrant partout, ruinant tout, décollant et déshabillant les murs du Papier peint de style Régence à peine passé dans la grande chambre. Le lit, le bois, la poussière dénaturés, tu effleures le velours du fauteuil et le marbre de la cheminée. Ici dort la lourde pendule Art Nouveau dont l’horloge est encadrée de colonnes de marbre, soutenant un fronton sur lequel est couché un grand chien de bronze doré, et tu réalises combien cet assemblage qui t’était si familier te paraît à présent incongru, dérangeant. Les aiguilles se sont arrêtées sur trois heures et vingt-et-une minutes. Trois heures vingt-et-une pour l’éternité, un tableau figé de trois heures vingt-et-une et encore une boite à pilules de porcelaine posée sur la table de chevet de gauche. Tu ôtes tes sandales et tes pieds terreux écrasent la moquette rose de treize heures vingt et une et te jetant sur le lit, serrant les draps contre ton visage, tu te rends compte avec déception que ce lit sent déjà la poussière, les odeurs des corps sont-elles donc si éphémères ? Plus un parfum ici, plus une odeur familière comme une voix ou un glissement de pas, ainsi est la fascinante propension des choses à vivre sans nous, à nous oublier, à oublier le parfum d’une femme qui passa des milliers de nuits de sa vie dans cette chambre, à renier après notre départ leur ancienne appartenance. Il n’y a rien auxquelles les maisons orphelines ne soient plus fidèles que la poussière. Elle te fait éternuer, te prend à la gorge comme une sœur ennemie, poudre mystère comme toi intruse et fille du temps, de l’endormi, comme des cendres envolées hors de leur urne. Qu’ils aillent au Diable. Le plafond est plein de fissures mal dissimulées sous de fines couches de peinture blanche. Pendant que tu suis des yeux les lignes de vie des peintures qui s’écaillent la sève coule sur le dessus de lit mais tu veux rester ainsi encore un peu, il t’a laissée seule mais tu dis :
« Pourquoi la poussière n’a-t-elle pas de prise sur les corps vivants ? » La poussière c’est ce qui reste du sang séché dans les veines décomposées et que le vent disperse. Le carrelage est froid et il y a une ribambelle de petits flacons de parfums, fioles de verre multicolore posés sur une petite tablette. Sans les ouvrir tu sens le chèvrefeuille, tu revois la petite bouteille dissimulée sous ta robe à fleurs et tu savais qu’ils savaient mais qu’ils te laissaient faire. Et, douce ironie, il reste des poils de barbe sur les lames de rasoirs, d’une barbe qui ne poussera plus. Tu ouvres la petite armoire à pharmacie, et l’odeur de l’arnica et du camphre te saisis. Gisant là devant toi, un tube de lubrifiant. Personne n’a eu la décence d’enlever ça. Tu claques la porte, dévales l’escalier de bois terne qui geint, tu as les joues rouges mais tu te trouves si pâle dans la glace des morts. Avec la maladresse de la précipitation tu presses ta bouche et les lèvres qui te répondent sont chaudes et moites mais c’est déjà le souffle aigre de la mort. Et tu saisis la main qui te cherche et tu t’enfuis à travers la grande allée, et le vent agite les maudits cerisiers qui continueront de donner leurs fruits pleins de sucre bien après que tu n’aie quitté cette terre, et tu fuis l’oubli et la grande faucheuse de trois heures vingt-et-une aux mains enduites de lubrifiant et aux yeux de bulbes desséchés mais c’est comme si la mort était entrée par tes orbites et tu songes j’ai baisé la mort, j’ai baisé la mort dans ce jardin, où bien la mort m’a-t-elle baisé ?
Tout est gris sous le soleil estival, tu dis : « J’ai mal, ta peau était violacée, je le sens, Pippe. »


03:30 Publié dans * Plus Que Jamais | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Some, said, "I, had, a, dream"
27.06.2007
I never eat breakfasts, you know
And the place got silent to a second level there was like a veil on the t.v sound and the voice of the wind blowing widely outside - I wasn't looking anywhere but on the dirty white wall, grey with obscurity, watching the shadows moving and coming and going, growing and vanishing, all of them phantoms of the past. I hadn't eaten anything since the other night and, and suddenly there was like a shock on the window, and I figured out a bat must have crashed against it, but aren't they supposed to have radar sight or something like that I mean, even the bats are not bat-ish those days. Some lose their charms, others get more. So I opened the window and the wind blew it out of my hand and all the papers lying on the table and floor flew all around, and the bottle of sepia ink dangerously bent and drops fell on the old dusty rug and I stayed here frozen at the window looking at the lights of the city that doesn't care, and I wished you were here so strong the wind could have blown me away the thought would have stayed here on the window ledge. Then I closed the window and all fell silent again - The voice of television speakers all men with ties and suits and greyish hair talking about literature and easy girls but of this they don't tell, and I fell asleep for about five minutes but it must have been an entire night so how is the brain able to convey so much thoughts and images in just five minutes and I dreamt of you and me meeting at the supermarket and helping each others to get our goods, how am i supposed to act when I come up with such things, when in fact you don't mind a word and I do not dare to, that you were so nice and a bit funny too and I did not even blink when you helped me to grab the pack of water bottles really how can I come up with such things? And then I woke up and tried to go on writing the weird tales of the city but I just couldn't get it out of my head, I remember his words, him, standing below in the street shouting he was starting it all over again, that he was going to meet and know every little people of this town, that noone could ever deceive him then, he said all these bloody people they are all worth to be known and I want to be part of the thing, and I want to be part of each thing, of each talk, I want all eyes to recognize me on the street, say 'hey its been such a long time folk' and go with them and never care of who to call the morning after or who to rely on. I wanted to say that I would have gone with him but it was no part of the novel, was it? So all Ive got to do is to get asleep on benches in museums and galleries at day and throw myself out of me in the street at night, get deaf and blind, mind the talk, dare a word, no more silences could hurt me, no more shadows could come over from the past, cause I'm going to start it all over again, etc, peace.


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18.06.2007
Oh My and a bit of fuzz.
Cette note était bien trop effrayante.

01:50 Publié dans * Plus Que Jamais | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24.05.2007
would you trust a band called The Lion and the Lip?




23:00 Publié dans * Plus Que Jamais | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17.03.2007
I've seen the future baby, it is murder...
& Leo Cohen n'a jamais tort...
Tu traverses le pont des Arts, d'une berge à l'autre et vice-versa, prend le bus 95 jusqu'à Saint Paul. Vous chantez Oh No fun, my babe, no fun.. Vous écumez les rues du quartier, flânez agréablement, l'air sent le printemps & l'espoir; Vous vous restaurez chez l'As du Fallafel, il est seize heures. Vous finissez en terrasse rue Vieille du Temple les doigts sucrés de strudels au pavot & vos voisins sont allemands & vous avez envie de sourire à tout le monde.
Cut.
-C'est comme Bolan, avoue qu'il n'avait pas vraiment de voiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiix BOUM (Tu dévales tête la première les escaliers du métropolitain - Je t'avais prévenu c'est la punition bolanesque babe.)
Cut.
Triptyque. (Tu t'étais dit que tu n'irais plus). Les Prostitutes sont sexpistoliens, stoogesques, ramonissimes. Les BB Brunes assurent, mais dans la foule l'air est irrespirable alors vous vous réfugiez près des platines. (On s'est loupés de peu je crois. je ne comprends pas. Soupir. )
Cut.
- pourtant j'ai croisé les doigts sur le papier casher mais ça n'a pas marché.
-J'ai envie de me faire écraser par une voiture.
-Nan mais qui a mis cette musique de merde?
-...
- "NO FUN MY BABE NO FUN !!!"
- Oh regarde, il y a des rappeuses qui nous font des doigts.
-Ah oui.
- "GOD SAVE THE QUEEN THE FASCHIST RRREGIME"
- En fait il est trop con. J'aurais pâs dû essayer d'être aussi spirituelle. Non mais il m'a prise pour une suédoise quoi.
- Ah comment peut-on être aussi over-love?... Ca doit être un garçon formidable.
- Qu'est-ce que tu fais?
-Je grimpe sur le pick-up, babe. OH COME ON !

Pour te ruiner à bon escient, tu as trois possiblités : Les Who à Bercy, Dylan (même salle), ou les Stooges au palais des sports... Pete Townshend tient peut-être encore debout, Daltrey a peut-être encore du coffre... Mais vraiment, les Who, tu les as laissés à la mort de Keith Moon, peut-être même avant figés dans leurs costumes cintrés de mods, rasés de près. Après c'est du rêve. Dylan? Dylan semble toujours être Dylan, impassiblement Dylan jusque dans la raffinée moustache, alors tu te dis que Dylan, ça sera pour une autre fois, que tu as le temps. Non. Tu claques ton blé pour les Stooges. Tu resents l'appel d'Iggy comme la main invisible qui a reglissé Fun House devant la lentille de ton lecteur de disque. Tu vas voir Iggy bon Dieu... Merci.

(Tu sais, parfois ça n'est pas moi qui racontes. Parfois, je ne suis même pas là.)
20:55 Publié dans * Plus Que Jamais | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20.02.2007
Panic In the Neighborhood//We Foretell dotted summer & cherry tarts
Polaroids & Whiskies double :
Scènettes du quotidien
(To be continued)

C’est évident, c’est tragique : De toute manière, ils ne nous aiment pas.
Fugues en cerise majeure
J’invente des recettes idiotes avec des cerises telles ou cuites & de la pâte sablée je saupoudre de cannelle des textes dorés hors-saison & dans la cave du pavillon familial nous jouons dans la folie furieuse & enfin l’électricité se palpe sous les doigts qui souffrent & nous partons à travers les rues de la proche banlieue Nord les guitares à bouts de bras : Les vibrations de la basse étaient insupportables aux tympans du locataire du studio voisin.
Je sens que c’est la fin d’un cycle, j’ai passé un cap de ma vie, atteint une certaine maturité : Je me lasse de l’hiver, l’été ne me fait plus peur. Souviens-toi : A Montreuil nous allions aux puces sous le soleil d’Aoüt toi & moi à Paris délaissé & les demis caramel n’avaient jamais été meilleurs ; Des groupes de jazzmen jouaient au Pont Neuf & des heures passées sous les quais se chargeaient de poésies, des pages de nos carnets, impressions naïves & le malaise du temps qui s’en va. Car l’été c’était perdre J. alors qu’à présent au Diable J. j’ai bien perdu une muse pour en retrouver vingt autres ; Pourtant lorsque nous marchions au milieu des voies noires dans le contre-jour, les yeux voilés perdus dans l’orange du soleil couchant, je voulais m’arrêter & pleurer et jurer que ça ne finirait jamais. J’aimais les boutons de manchettes gravées de ce J. maudit, j’aimais l’odeur de l’encaustique sur les vieux meubles ; remonter le boulevard à cinq heures, qu’il faisait déjà jour ; Attendre des heures au café, attendre la gorge sèche, écrire ton nom sur mon corps à l’encre de chine. Regarder des films conceptuels & kitsch allongés sur le matelas défoncé, mangeant des tartes aux pommes, les clameurs des familles chinoises montant de la cour par la fenêtre entrouverte ; Londres enfin, perdue & retrouvée, perdue.
Alors mon père vient me chercher, nous écumons les magasins de musique, nous mangeons des sushis. «Et les Stones étaient complètement défoncés, ils se levaient vers midi et erraient hagards tout le jour, ensuite vers dix heures ils allaient tous au studio et enregistraient toute la nuit. Mick téléphonait avant d’arriver et il fallait que tout soit prêt, il y avait une immense table avec à manger et à boire tout ce que tu voudras… Ils étaient tous à l’hôtel Machin, même si Keith avait un immense appartement mais il avait une peur bleue de s’y pointer, il s’imaginait que les flics l’y attendaient pour le serrer, vu tout ce qu’il s’enfilait. » Et ça, ça se savoure bien plus que le sashimi, mes amis.
Revoir Londres, enfin, bientôt. Les heures passées à la Tate Modern, la junk food over-grasse, lézarder sur la pelouse de Holland Park, … bientôt.
Dans les sous-sols ce sera l’effervescence, et l’œillet à la boutonnière, nous arpenteront les rues & le bitume cuisant d’Août velouté & doré, peu importe de quel côté.
02:05 Publié dans * Plus Que Jamais | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : polaroids, Cherry Tarts, dots, summers gonna be wild
09.02.2007
That's where all of our sighs go go gooo !




And now... one of the ‘Midnight Tales’
He came in trough the window. I had opened the violet notebook on my lap.
I was sitting by that winbow, waiting for his voice to come. The sparkling stars in his eyes were looking up, towards their twins in higher skies. His lips were rounded in silence, red and soft and perfect, his breath suspended in the air. His hair was slightly floating in the breeze, sweetening his dreamy face. Around him was floating a cloud of lilac haze, oh, Lord ! How he was alive! Suddenly, he took his breath, and immediately, I put my pen against the page, my hand firm but thrilling with eagerness. Then, after a forgotten second or two, his voice came out, deep, smooth but vibrating in the room, declining itself in myriad of waves and tones, and I heard the sweetest curves of his vocal chords, on his tongue and through the gap between his front teeth. I began to write; The words, I had no time to understand them, I just had to try to capture the most of his prose, but he was speaking to fast; “Wait!” I asked unwilling, quickly ashamed; Though not hurt, he went on more quietly for an unmeasurable moment, unfixed and riffeling. And when he was done, finally, he stopped an poured his divine look upon me. “Well, let’s read the whole thing again” he said with majesty. I knew my face was red, my cheeks were burning, but his eyes were strangely soothing. “I’m not sure I’ve had the time to write it all” I said, my voice falling to pieces. “Who cares, please go on” he replied, blinking his glittering eye. So I read the three pages I had written, and didn’t stopped, though that was the most wonderful prose I’d ever known or written, prose that made tears come to my eyes and my heart beat slightly faster. I knew I couldn’t have had written it on my own, for it was far too beautiful, though it was indeed my own handwrite. So I quickly closed the violet notebook; But when I looked up again, The man was gone.
17:15 Publié dans * Plus Que Jamais | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : tu, écris, sur, l'été, à, Paris

