18.06.2008

Me as well, when I wasn't aware, I had some talent

"Ben tu vois, il a mis sa dernière pine-co à la batterie, mais bon, tu vas pas vendre ta place non plus, enjoy quoi".

 

P   oser le Motobécane bleu azur

 

 

 

 

 

 

sur la rambarde rouillée du petit pont piéton

 

 

par dessus les voies ferrées, clichés par centaines de dizaines et encore plus dans l'hémisphère troisième droite, sueur au front, cuir rapé, chute dans les rosiers.  Regarder les trains passer sous toi sans vapeur et pas sans rêve, ne mesurer le temps qu'au passage des trains, dix minutes un quart d'heure en temps normal, mais là tu vois comme les jours d'été pointant sons longs et lourds, pesants mais versatiles, plus horodatés, intemporels : grève sur les rails et plus de minutes que des heures. les téléphones sont tous en dérangement pourtant il est si doux que d'être interrompus par les tranches de réseaux lorsque la loco serpente tout près, entre les herbes jaunes, coquelicots et bruyères, je suis tombée amoureuse ici il y a bien longtemps, de ces espaces cachés et immenses, et tu marches entre les rails poussant la bicyclette, ne pas regarder les horaires, s'assoire dans les herbes folles et frissonner dans le tourbillon gigantesque et la tempête soudaine quand les wagons défilent, fantômes bleus insaisissables. Pas un bruit vraiment humain, toi et toi seul et tes pensées moins sombres et bien plus lucides, nature métallique de sauvage industrie, ordre urbain bouleversé, impuissant et en friche. Les heures sont des minutes oui, et elles te sont délicieuses car ici rien ne t'appartient mais tu es toujours bienvenu. Un connard a mis en danger la vie d'écoliers dans un car, c'est la faute du système féroviaire, cent passages à niveaux seront désormais supprimés chaque année à cause de la connerie d'hommes, et personne n'est assez barge ou poète pour manifester avec moi.

 

La Fuite.

 

Trois juillet Brian Jonestown massacre au Bataclan, aussi.

 

Ca ne sert plus à rien de m'acheter ces vieilles bottes en cuir beige pour le Furia, ou peut-être que si, si je m'autorise à être assez nostalgique, barge ou poète.

Je voulais B, je voulais atteindre le Faune Cosmique, je me fouttais du simple mortel, je voulais faire l'amour au chantre de la violence aigre douce des sous sols; j'ai ramassé un dégoût pour un type répandu, je n'avais semé que des phrases infertiles.

 

ici il fait beau, le soleil tappe, il n'y a ni logique ni amour ni joie ni peine, il y a toi et toi seul et les mots prennent tout leur sens et en perdent à la foi leur signification littérale. car ici tu entends le bruit d'une bourrasque dans les coquelicots et les bruyères, et tu en pleurerai d'extase sans verser la moindre larme, bouche ouverte pour la vapeur chaude qui assèche ta bouche et te soulage le coeur.

 

 

 

 

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***

16:38 Publié dans * Narscico-land | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : brian jonestown massacre, black rebel motorcycle club, faune cosmique, the morning after girls

01.05.2008

And all the little girls ask... "what time you guys playin'"..."what comes first, the music or the words?.."

Je ne me lève jamais à temps pour la séance de 14h de "Shine A Light" au Max Linder, cinq euros le mercredi : ça fait un bel acte manqué après réflexion, en fait oui.

Derrière le passage Josset il y a un trou béant abysse d'un chantier secret derriere de hautes pallissades. C'est beau la nuit si toi aussi le romantisme urbain te transcende. Sur la passerelle de bois j'écoute l'histoire de son père borderline, ce que j'ai la délicatesse de comprendre sans explications exhaustives. Ivres nous sommes plus cons les uns que les autres.

Mojito sur mon t-shirt Sonic Youth. Tu vois on essaye tous de se sentir plein de chaleur humaine ouvert et amoureux de l'autre.. Vapeurs acoustiques dj propagande, une nappe de filles teenage faussement délurées qui ont dû se paumer en chemin, en fait non, tu essayes d'avoir l'air indifférent et calme, et ton sourire nait aussi abruptement qu'il s'évanouit. Pourquoi ton regard est-il si froid? Reflet de vitre miroir, ton regard tranchant B, yeux si sombres et tu essayes tellement de poser un sourire naturel sur tes lèvres et je lutte tellement pour faire de même. Et les filles passent et rient et se pâment et les autres se prêtent parfois au jeu mais toi ton regard est une écorce vive deux scarabés d'ébène figés en plein vol luisant et sollenels. On ne va jamais s'en sortir, B. Ces yeux-là me tuent, parfois je me demande si ça n'est pas ce que tu souhaites vraiment. Ha pour le coup, ça ferait un beau meurtre.

Et ce baiser sur la banquette j'aime pas ça j'aime pas les gens 453123 fois par jour je m'interroge sur l'identité de l'enfant de salaud qui a eu un jour la dramatique idée d'inventer les autres. Blague à part.

 Je veux tout pour toi et rien à la fois, et j'aspire aux sommets et je continue de marteler mes quatre cordes dans un groupe que je n'aime pas qui tourne trop dont les morceaux ne me touchent plus dont les mélodies me semblent si froides et distantes et j'en oublie ce que je fais et je m'évade en plein set et je bondis sur place pour traverser la scène vers les tréfonds infinis du chantier; et, c'est toujours la répétition chiante et morne moquette grise et l'acoustique aléatoire des petits boxs de la Luna Rossa bordel de studio où je préfère fumer dans la cour. Jeudi c'est demain mais hey, voilà pas que l'on va jouer jusqu'à Châtillon maintenant avec les sosies des Libs & passer à la télé berbère.

Laisse moi baiser l'ombre de ton ombre, je t'admire tellement malgré tout d'avoir le courage d'oser être grandiose.

 

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(à la Féline, prostituées vestimentairement en mode gros fauve du garage rendez vous compte)
Bande Son : THE AUTEURS - Unsolved Child Murder (in "After Murder Park" 1996)

01:33 Publié dans * Narscico-land | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chantier, motel, gloire du spectacle, leopard, the auteurs, luna rossa, suicide au quacker oats

12.09.2007

Pirate Love Is What I'm Wanting For... I Never Ever Needed It So Bad...

Fin de soirée Shebeen en apotheose. Serais-je capable de conserver des relations? (J'aime tout le monde en réalité, c'est mon côté hippie qui fait son come-back) Pirate Love Pirate Love à presque trois heures du matin. Samedi Iggy à la fête de l'Huma. Je crois que j'ai un nouveau groupe, j'ignore ce que ça va donner. C'est ennuyeux de n'aimer personne, mais je parviens à fermer l'oeil pour la première fois depuis une semaine et un jour. En tout cas ça m'aura permis cette lettre ouverte, à double destinataire. Iggy à la fête de l'Huma quoi. Vous y croyez, vous?

Lettre à L’Auteur Russe

I

Quand Jérusalem brûlera dans le papier jauni léché par la flamme du cierge, j’entrerais en scène. J’ai dévoré tous tes écrits, je me suis couchée dans tes pages, j’ai léché le papier en m’imaginant flamme, en m’émancipant femme. Je me suis teint les lèvres à l’encre carmin, j’ai dessiné ton nom sur le siège des métropolitains. J’ai recueilli la sève qui coulait sur mon menton quand je sursautais en plein rêve, mes doigts enserrant encore tes écrits trempés de sueur, et je l’ai consacrée. Je me suis approprié ta prose dans des carnets défraîchis, j’ai beaucoup pleuré et j’ai joui. Je voulais que mes draps soient pourpres et ton timbre comme du velours, je te disais poète, je te disais absent ; J’ai tenté de voir l’aube à travers tes yeux vitreux de larmes consommées, dans ta voix et dans tes mots, mais la glace sans tain me giflait de combien je t’étais étrangère et combien tu m’étais familier. J’ai brûlé les écrits, presque asphyxiée dans les fumées de vélin et d’encre, soufflé sur ton nom et chanté tes louanges. J’ai compilé tes chimères dans un abécédaire exhaustif, j’ai pensé par les liaisons de tes synapses et vu le chaos à travers tes pupilles ; j’ai distillé de l’encre de chine dans mon humeur pour qu’elles prennent la couleur de tes iris noirs. J’ai épousé tes souffrances et tes peurs et je les ai faites miennes, prosternée je me suis faite déploration sur le cuir marron de tes mocassins.

II

J’ai parcouru des kilomètres de routes glacées, enlacés nos doigts gantés de peau, fuyant l’étreinte de ton bras protecteur mais me jetant à corps perdu dans ta prose brûlante. J’ai bu l’ignorance des steppes sur tes lèvres figées et hésitantes, fixé dans l’air aseptisé de la ville les exordes des tréfonds de ton âme, un film polaroïd grisâtre voilé en oraison. J’ai entendu raisonner l’écho de nos talons tard sur les berges de ma raison, oscillant au bord d’une folie furieuse, d’une indomptable passion charnelle. J’ai pleuré devant toi me noyant dans les limbes éthyliques, baisé ta bouche glabre et rigide comme un mur, baisé rien d’autre que du carrelage, enfin le lambris d’une portière de wagon qui m’arrachait à ton royaume de poudre, mental et jaculatoire. J’ai cédé sous ta plume pour ton exotérisme.

Je me suis faite madone juive, va nu pieds en l’érouv de ton cœur de marbre, l’amante vierge, l’amie. Tes lèvres étaient le sel et le stupre sous la reliure de cuir cramoisi, une dorure à tes initiales, le secret dans ton œil fou et mâle. J’ai écouté et me suis tu. J’ai pincé les cordes oxydées d’une vieille balalaïka, craché et dormi sur tes chemises de soie blanche ; au matin les draps étaient tachés de cendre et le parfum capiteux des jacinthes et des vapeurs d’alcools me berçait dans une douce nausée. Le souffle de l’ampli à lampes vibrait encore dans la nudité de la chambre. Des fonds de café moisissaient dans les tasses et j’étais heureuse, dévouée et hébétée.

(…)

Le silence est entré par la petite porte sur la ruelle orangée au clair de lune : l’on a parlé et l’on a menti. J’étais absente dans la déliquescence du vin sur les lèvres d’autres. L’écho m’est parvenu et j’ai refusé dans la honte de perdre ta confiance. Je n’étais que compagne de route, amie dans un désir physique aléatoire et optionnel : Admiration sincère, tendresse en épilogue.

J’ai signé Bethsabée K. car je n’ai honte que de ces autres qui nous entourent.

 

 

 

 

 

 

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 Ouï dans le bus de nuit, meilleur de : "Vazy khônnard, reste avec ta main droite!" ; "Hey va bouffer du porc au ramadan clochard!" ; "Ca c'est un bon fonctionnaire de merde, rien dans le falsard" (à l'attention du chauffeur)

 

Nous aimons le risque, // Iggy à la Courneuve vous y croyez, vous?

I wanna be your dog, mais pourrions-nous rester amis, cependant, très cher? Non, non, oublie, demain j'arrête l'alcool.

00:05 Publié dans * Narscico-land | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : comment, t, appelle, tu, ?, johnnyslavitch, repondis

28.08.2007

I have to turn my head until my darkness goes ...(bis)

Bonjour. Nouveau clavier (Ca m'apprendra à croquer des petits Lu devant mon écran).

 

 

 

 

 

La semaine dernière, j'étais à Saint Malo, où après seulement deux jours magnifiques de soleil à apprécier John Fante sur la plage, un déluge apocalyptique s'est abattu sur la ville. Malgré tout, escapade à la Route du Rock (qui n'a pas lieu à Saint malo comme on vous le vend, mais au fort de Saint Père ce qui signifie errance dans la campagne et garage de la voiture dans un champ boueux.) A part pester, j'ai découvert et re-découvert avec une extase immense tout d'abord ELECTRELANE, quatre demoiselles de Brighton. Là, voix angélique, clavier habité et riffs costauds se mêlent pour une magnifique alchimie en live, les belles ne plaisantent pas, nous livrent beaucoup d'instrumentaux parfaitement menés, le piano est épique et la rousse guitariste n'hésite pas à malmener sa SG comme il faut pour en extraire un martèlement de plaintes electriques. ALBERT HAMMOND JR ensuite, surprenant d'entrain et de charisme, proche du public et accompagné d'un excellent backing band. Quelques fluos kids allumés hurlent 'Albeeeert' à la bonne façon de chez nous, mais sinon le set est excellent. La pluie arrive avec SONIC YOUTH qui rejoue pour l'occasion l'intégralité de leur pièce montée froide, brute et noisy Daydream Nation. Je suis subjuguée. Ils sont parfaits. Kim Gordon est magnifique. J'aurais dû mettre des bottes.

 

 

 

 

 

Les ombres tournent et ne se ressemblent pas. Il fait noir, je ne suis pas sûre. Si, je crois avoir reconnu ses cuisses. J'ai attrapé froid. Sinon j'ai acheté un vynil des Stones. (Around & Around, avec cette belle pochette qui met les cinq trublions tant à leur avantage..!)

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Présentement il est minuit, et mes tympans subissent par-dessus un mur Stonien monolythique (limité cependant par la bienveillance de mon charmant voisinage plouc) les assauts des miaulements de Rudi. Rudi et sa robe noire, ses prunelles incandescentes, son nez droit splendide, et sa voix de velours. Trop c'est trop. Ce satané corbeau a intérêt à me laisser dormir. Sa soeur Patti somnole sur mon lit. Ce soir, je suis au désespoir et de plus j'avais complètement sorti de ma mémoire que je devais garder les chats d'une amie britanique. En fait je suis au comble du désespoir, mais néanmoins - bien que je ne sache si celà est réconfortant quelque part - j'ai découvert qu'il existait des fétichistes des chaussettes. Saloperie de greffier. mais qu'il est beau oh qu'il est beau oh qu'il est beau le Diable.

 

 

Bonjour. J'ai des pulsions bizarres. je joue sur le fil. Avec le feu, dangereux dangereux. Mick comprend. je ne me suis jamais sentie aussi proche de Mick d'ailleurs. Et ce sublime crétin les deux pieds dans la boue, avec ses cuisses inespérées,  je le relègue où? A une partie de mon anatomie qui fait moins mal, Monsieur. Il n'en valait tellement pas la peine.

 

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Electrelane - To The East

Sonic Youth - Silver Rocket

The Rolling Stones - You Can't Always Get What You Want

The Lords Of Altamont - Knock Knock (The Human Society cover)

00:25 Publié dans * All those charming Messieurs Mèches, * Chronicles from the Arty Basements, * Narscico-land | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : route du rock, saint malo, electrelane, sonic youth, albert hammond jr, rolling stones, lords of altamont

13.08.2007

Moi aussi je t'aime à cinq heures du matin sur les Rolling Stones et merci pour Fante.

 

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Jeudi je serais sur la plage de saint malo en plein vent je suppose, comme tous les ans et j'anticipe une boule dans l'estomac que les probabilités soient minimes et pour emmerder le hasard je porterais les fringues les plus absurdes possibles. (J'écoute les Cramps, est-il encore possible de déclarer celà sans connotation dddéplorable? Les Cramps quoi. New Kind Of Kick rhhhhhha.) J'essaierais de passer à la Route du Rock, hein.

Bref, c'est l'avant parenthèse que nous discutions devant l'Eglise ce samedi soir, les jambes emmêlées, discourrant également sur, plus ou moins dans l'ordre, les paroles d'Ex Fan Des Sixties (Est-ce vrai que Jane cite T.Rex? Je n'en ai aucun souvenir), le diamètre d'un Mars ou l'année de disparition de Brian Jones (69 pas 68!). Babé porte LA tenue ringarde nec plus ultra, Levis taille haute, pull blanc cassé sans manches informe aux motifs invraissemblablement laids, cheveux ébouriffés, on se marre, je l'aime. Je porte une robe bleue toute froissée. Babé fait l'éloge de mes jambes. Je hausse les épaule. C'est le vélo, ça, dis-je. Snif. Le grec est fermé alors on se fait un libanais, on s'émêche à la fausse absinthe (infâme ârôme de plantes mais 55 degrés.) Puis, adieux déchirants. Quinze jours, noooon quinze jouuuuuurs! On se tourne le dos, on fait mine de s'en aller, on se retourne et court vers l'autre, on s'embrasse, je m'enfuis vers chez moi. Quand j'arrive dans le coin, il est un peu tard. Les rues sont désertes. J'ai soudain une étrange apparition : Cinq garçons torse-nus vêtus de pantalons cigarette blanc jouent au badminton en plein milieu d'une avenue. Je longe les murs. Arrivée chez moi, je dois me rendre à l'évidence : Mes clés ne sont pas dans mon sac.

Ainsi je me retrouve, à six heures du matin, recroquevillée sur un perron étranger, lisant John Fante (La Route de Los Angeles), sirotant la fausse absinthe infecte. Des gens passent promenant leurs chiens, me jettent le même regard ahuri. J'attends qu'il y ait de la lumière dans la cuisine, je suis polie. Alors je lis Fante et je guette la lumière à la fenêtre. C'est bizarre, ça finit toujours de la même manière.

 

 

Dans la note précédente je vous offrait Baudelaire, et pas pour rigoler. (J'hallucine) Tu sais quoi? J'ai le futur régressif & une obsession au présent. (Phases de contes compulsifs, essai + brouillon de trame narrative blabla franchement mauvais mais il faut que ça sorte les amis .)

Bonnes vacances.

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Venus  (I)

 

L’air est emprunt de nectar et de grains de pollen, la vie fourmille en ce jardin dans des bruissements d’herbes folles. Des débris de bac à fleur en terre, paillettes ocre, dispersées au milieu des pissenlits, des mousses et des bruyères et de quelques rares coquelicots. La végétation en friche a recouvert la pierre, un grand crapaud sculpté figé dans la surprise émerge à peine d’une gerbe de brins jaunis. Il se souvient. Le même air de Mai et la même mélodie légère et volubile du printemps en son sacre, nature émoustillée comme un appel à la vie et à la renaissance, les effluves fortes et enivrantes des espèces sauvages dans le jardin délaissé. Derrière le muret effrité, la chaise de jardin, orpheline dont la laque blanche s’écaille sur le fer forgé touché par la rouille, rivalise de raideur avec l’impassible tronc du vieil orme dégarni aux branches. Et il revoit ici, en ces lieux, son corps d’enfant appuyé contre l’arbre noueux à l’écorce rêche et odorante, suintant de sève comme d’une semence spontanée, sa robe froissée en mille plis relevée sur ses cuisses douces à la chair voluptueuse. Il se revoit à genoux, les mains agitées, le corps et l’esprit enflammés, il se souvient ô combien, dans ses songes nocturnes les draps froissés entre ses doigts et l’oreiller trempé de sueur,  il désirait une femme et comment il prit une fille en ce jour de printemps et comme tout lui paru étranger et amer. Car il aurait voulu qu’elle pleure, que les larmes salées coulent sur ses joues écarlates jusqu’à son ventre tendu et qu’elle s’accroche à lui, et elle s’agrippait bien à ses vêtements mais qu’est-ce que la mécanique, la mécanique du corps, encore et encore le roulement insidieux des membres et du soupir, délictueux, irrépressible, honteux dans l’inutile, son gémissement étouffé dans la chevelure brune emmêlée sur l’écorce, la main tendue vers l’infini puis d’un seul coup la porte qui claque, le vide, de nouveau, et puis après, la faim ?  Parce qu’il ne pouvait mesurer les élans de son corps quand son âme se plâtrait d’indifférence et de déception : La Souillure. A présent de désespoir il enrage, cela fait deux années, et ses doigts se crispent dans le vide et ses ongles s’enfoncent dans la chair tendue de ses paumes. Et au milieu du grand jardin abandonné, par-delà le bassin à carpes asséché depuis vingt ans, il gît à ses pieds, enserrant ses chevilles fines et froides. Et impuissant il se dresse sur ses genoux tremblants, la pupille frémissante et la bouche fiévreuse,  étend la main vers elle, vers son ventre stérile, palpe ses seins durs et morts, se pendant aux courbes de son corps d’albâtre, glacé et inébranlable, immense, sec et impénétrable, et il baise la pierre dont l’amertume lui glace le sang, et il jure et pleure son adolescence statufiée.

 

 

 

 

***

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Venus  (II)

Je suis allongée les bras le long du corps, sous le drap frais, dans l’obscurité. Un fin rai de lumière grise filtre à travers les volets de bois. Une odeur obstinée de naphtaline agace, captive. Mes yeux parcourent la pièce, s’efforçant de deviner dans le noir quasi complet le décor de la chambre. Je ne pourrais fermer l’œil. Il fait même encore jour dehors. Mes paupières refusent de se baisser un instant, dès lors mes prunelles brûlent. L’odeur de la naphtaline me taraude. Je la sais assoupie dans les boules de bois, dans l’armoire grinçante entre les édredons, sous le lit. Je connais cette chambre par cœur et j’y vois comme en plein jour. Le papier peint se décolle au plafond et aux plinthes : Arabesques florales en tons bruns et orangés. La moquette est d’un vert olive affadi, la grande armoire menaçante fait face au lit. Il y a une autre couche, un petit lit pliant dans le coin droit, dessus de lit aux motifs m’évoquant un psychédélisme rustique,  mais il est vide. De chaque côté du grand sur lequel je gis, tables de chevet jumelles aux tiroirs vides, lampes sans ampoules, piluliers sans usage. La naphtaline est mon absinthe. Je sombre les yeux grands ouverts dans les volutes d’ombre et par la fenêtre ouverte, entre les volets de bois, filtre un rai de lumière grise et un murmure de voix atrophiée. Un pas qui s’éloigne, sous ma fenêtre, résonne dans l’entrée, fait crier l’escalier. Silence irréel. J’attends quelques instants. Je perçois le bourdonnement aigu et perfide d’un moustique, j’entends mon pouls sourd et lent, distant. Si distant. Je ne sais quel interrupteur fonctionne, ni même où il se trouve. A tâtons je longe les murs. Mes doigts s’agitent et paniquent d’eux-mêmes. Enfin j’effleure la poignée. La porte semble légère, fine, on la jurerait fausse, un décor de théâtre. Le couloir est plongé dans le noir, le sol craque sous mes pas cependant je rampe presque, craignant d’heurter le plafond, vers la lumière malsaine et teintée de gris au bout de ce tunnel tapissé. L’air est irrespirable de poussière et de renfermé. Au bout, sur la gauche, j’atteins la rampe. Face à moi, l’escalier raide me susurre que je ferais aussi bien de me jeter d’en haut. Je le descend presque assise, suspendue à la rampe, puis mes pieds nus rencontrent le carrelage froid. Couleur moutarde et fissuré. Poussiéreux et poisseux. La porte d’entrée devant moi est condamnée, seule la lumière du dehors peut se permettre de pénétrer à travers les carreaux en verre cathédrale. Je traverse une salle de bain, dépasse la salle de billard – fascinante avec ses guéridons couverts de velours où reposent des lampes aux abat-jour brodés rouge et or et des carafes de cristal, et bien sûr la table de billard, si majestueuse et intrigante en ce lieu – je traverse encore une cuisine et un petit salon, et me trouve face à la véritable porte  d’entrée, entrouverte. Je n’ai rencontré personne, c’est comme si ils avaient tous quitté la maison endormie. Je songe : Que va-t-il advenir de cette maison ? Va-t-on la démolir ? Bien sûr que tout doit tomber en ruine là-dedans, déjà. En attendant elle est habitée de faunes évanescents pendant qu’Elle perd la raison et qu’Il végète quasi paralysé dans un lit, chacun dans leur maison de « convalescence » respective. Je sors sur la terrasse. La nuit tombe doucement, un rideau de mousseline au quatorze juillet. Une brise veloutée. Le jardin baigne déjà dans l’obscurité parfumée, on entend des tourterelles, cachées dans cette grande étendue d’herbe tendre et de buissons. Les pruniers vigoureux dissimulent le garage. Tout au bout du terrain, une allée sablonneuse monte vers le grand portail en fer forgé noir. Au delà, les champs, la départementale, un clocher, l’horizon, le bleu et le mauve du crépuscule qui descend et une lune presque pleine. Il est assis sur la table de marbre, fixe l’horizon, les prunelles immobiles, sans ciller ; C’est assez impressionnant. J’avance d’un pas, peut-être deux, m’arrête, frêle et stupide dans l’air tiède et vaporeux. Il se retourne, plante ses deux iris noirs instantanément figés dans les miens qui palpitent en sourdine. Il dit : « Je l’ai tuée. J’ai tué une fille. Je m’approche d’avantage, des cailloux blessent mes pieds, je pose une main sur la table glacée, une autre dans ma poitrine creuse. Je dis : -          tu sais,  cette balustrade faisait autrefois partie d’un fameux château, j’ai oublié lequel seulement. (J’ai la pupille régressive et le souffle absent. ) -          Je l’ai tuée, elle n’avait que seize ans. (Je me cachais sous la table de billard, un jour j’y ai rencontré mon arrière grand-père mort depuis quinze ans.) -          Sont-ils cachés nus dans les buissons, à déguster des prunes juteuses se saoulant de liqueur de naphtaline ? Je les vois moqueurs et je sens le jus des fruits couler sur leurs torses. (Roseaux, rosiers, marguerites, pensées et primevères, azalée cachant leur sexe) -          Je l’ai tuée, ce soir. (Il baisse les yeux, il y a des taches rouges brunâtres sur le cuir) -          Ils s’accouplent avant l’heure et chantent pour les planètes. Il mêlent leur sueur aux trèfles sauvages et dorment dans une ouïe en position fœtale ils inhalent la suie des lampes à pétrole. (Ainsi te vois-je assis dans les cendres de mon enfance, la poussière de ma famille, dégoulinant de jeunesse d’insolence et de stupre, et je dois venir en ces lieux t’arracher ce que tu me pris, m’arracha la main sur mon sein gauche) -          D’abord tuée, puis morte. J’ai ingéré la nuance, j’ai capturé la déliquescence du crime. (Un gant de fer, un renard empaillé gueule grande ouverte, les salauds, et un beurrier d’argent.) -          Je me fous de tes doigts, je veux sentir la lame, dis-moi, pourquoi cette indifférence ? (Il fait nuit, tout est perdu, les cloches ont commencé à tinter, mais je n’aurais pas le temps d’en entendre tous les coups, proximité horodatée de la fin déjà je…) -          J’ai tué une fille, ce soir.»  

 

15:52 Publié dans * Narscico-land | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : enfin, je, quitte, Paname

05.08.2007

Shake-Shake Boogie-Woogie

Traverser la banlieue nord & la banlieue est; Pneus demi-ballons, la fumée de cigarette qui vous revient dans les yeux, s'arrêter à tous les passages à niveau quasi-désafectés où l'herbe folle et dorée jaillit d'entre les rails, index sur le déclencheur, et toi tu es artiste? (mais qu'est-ce que ça veut dire?!) Moi je fais dans le grand format, je repeins des grilles.

Si tu aimes la nitroglycérine  les concerts Août t'es bien cruel mais si vraiment ce soir tu es seul il te reste :

THE ETTES + MILK à LA FLECHE D'OR // 20 H

 

Et sinon vous pouvez également écouter le premier AS DRAGON avec Natasha Lejeune, et pour vous faire une mince idée je vous offre cette sensuelle et lascive adaptation des vers de Baudelaire :

AS Dragon – Un Hémisphère Dans Une Chevelure

 

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***
 C'est affreux il y a une photographe japonaise qui s'est suicidée du Pont des Arts, elle ne devait vraiment plus en pouvoir.
 Moi je pense qu'on devrait nous prévenir de ce genre de choses, directement, genre il y a un an à Pantin, ou, par exemple dans les réponses aux avis de recherche, par exemple. Enfin... Moi je repeins des grilles et j'ai ma tronche dans le Parisien, tu vois.
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2) Envies de Meurtre ? Voire CF eclaire ma chandelle Sublime C***d, c.h.e.r.c.h.e.l.a.r.é.p.o.n.s.e.e.l.le.t.e.ta.l.o.n.ne
Quelle admirable journée!

 

 

 

Le vaste parc se pâme sous l'oeil brûlant du soleil, comme

 

 La jeunesse sous la domination de l'Amour.

 


   L'extase universelle des choses ne s'exprime par aucun bruit; les eaux elles-mêmes sont comme endormies. Bien différente des fêtes humaines, c'est ici une orgie silencieuse.

 

 


   On dirait qu'une lumière toujours croissante fait de plus en plus étinceler les objets; que les fleurs excitées brûlent du désir de rivaliser avec l'azur du ciel par l'énergie de leurs couleurs, et que la chaleur, rendant visibles les parfums, les fait monter vers l'astre comme des fumées.

 


   Cependant, dans cette jouissance universelle, j'ai aperçu un être affligé.

 


   Aux pieds d'une colossale Vénus, un de ces fous artificiels, un de ces bouffons volontaires chargés de faire rire les rois quand le Remords ou l'Ennui les obsède, affublé d'un costume éclatant et ridicule, coiffé de cornes et de sonnettes, tout ramassé contre le piédestal, lève des yeux pleins de larmes vers l'immortelle Déesse.

 

 


   Et ses yeux disent:                                                      «Je suis le dernier et le plus solitaire des humains, privé d'amour et d'amitié, et bien inférieur en cela au plus imparfait des animaux.
   Cependant je suis fait, moi aussi, pour comprendre et sentir l'immortelle Beauté! Ah! Déesse! Ayez pitié de ma tristesse et de mon délire ! »

 


   Mais l'implacable Vénus regarde au loin je ne sais quoi avec ses yeux de marbre. »

 

00:47 Publié dans * Narscico-land | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : suicide au pont des arts, AS Dragon, Baudelaire, Le Fou Et La Venus

15.07.2007

Electric Breeze In The Cherry Trees (bis)

Depuis le temps il fallait que je rejoue la carte de la NOSTALGIE; donc : Rebelotte. Alternative : Je coupe.

Où en sommes nous? Au même point dans une dimension parallèle, dirais-je, bien plus favorable en vérité.

Les litres d'encres, de larmes, de sueur, et autres fluides corporels ont coulé et à la source les mêmes coeurs irrigués d'espoir, de rage, d'euphorie primaire s'éveillent sous leurs couches de léthargie. Lumière. Que des lèvres siamoises ou un regard d'une profondeur indescriptible sauraient judicieusement entâcher. Vivants après tout? Remise à zéro des compteurs. (Il faut que les mots affluent, encore et encore, je t'en remercie.//Fondu au noir.)

Comparons donc, -car il m'arrive quelquefois de me replonger dans les abondantes archives de ces carnets suicidés- le titre de la note précédente avec l'épilogue de l'épilogue que j'écrivais en septembre 2006, et voyons nous-même combien il est aisé de me pardonner ma crise de fou rire, roulant sur le parquet désabusé.

Je repose sur le même rebord de fenêtre, roman brumeux et à vif à la main, en fond sonore, Electric Warrior, qui commençait à s'enpoussiérer dans son boitier crystal. Ah suave épopée sensuelle et aerienne, doit-on pleurer, rire ou jouir sur l'instant je demeure indécise.

En tout cas nous avons eu un beau feu d'artifice au ras des moustaches, l'air ambiant est lourd et moite et accentue la réminiscence. Comme l'arôme d'un marshmallow dans la bouche après des années d'abstinence.

Plus sérieusement, je me demande si Allen Ginsberg était un alchimiste incroyable sous amphétamines ou tout simplement touché du "génie presque juif" (Bukowski ,pourtant, je dirai 'sensibilité')

Et comme le clamait la boîte d'allumettes offerte pas la municipalité : "Sur la route vers de nouveaux buts" (texte original en allemand.)

 

™˜

Elle chasse la sueur qui perle à son front et coule le long de ses tempes, l’humidité au-dessus de sa lèvre du revers de son poignet, qu’elle essuie à son tour dans le bas de son marcel blanc grisâtre, lève les yeux, regarde l’ombre orangée par-delà la mer. C’est un pays ou les soirs d’été sont gris mais chauds, et l’ombre orangée du soleil qui se couche, l’espoir qui point vers demain. C’est un Monet façon vieil argentique, les couleurs sont passées mais l’espoir est un mal que l’on ne guérit pas.

La ville est un mal à elle seule. Elle vous colle à la peau comme une fine couche de crasse goudronnée qui s’insinue dans vos pores et vous monte au cœur. La nausée de la civilisation moderne rongeant la délicatesse faite chair.

 

 

Baby you’re a groove,

 you’re like the planets when you move <-CLICK (T.Rex - Chariot Choogle extrait de 'The Slider' 1972)

00:05 Publié dans * Narscico-land | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : encore, une, note, pour, rien

08.07.2007

It's hard to hold the hand of anyone who is reaching for the sky just to surrender

 

 

Quelqu’un a écrit que Chinaski est vivant au pont des Arts mais ça n’est pas de cela

dont je vais vous parler.

 

Plutôt des ombres du ciel à la fenêtre - pas les nuages, les ombres comme sur l'aquarelle ratée sur laquelle tu mélanges les couleurs - quant à dix heures du soir il fait encore insolemment jour et qu'appuyée à la rambarde j'essaye de faire en sorte que la fumée ne rentre pas dans la pièce, avec un fond de whisky et un roman similaires d'amertume et de réconfort, et le téléphone qui ne sonne pas et Leonard Cohen en sourdine depuis la platine. je contemple la ville qui ne me voit pas et les yeux me brûlent et ma gorge se serre et tout celà ne m'inspire que du dégoût en somme. On a jamais idée de la merde qu'on peut foutre à l'intérieur de soi quand même.

Le problème, vois-tu, c'est de dépendre tellement des autres et de ne s'en rendre compte quand plus personne n'est là parce que tu les a plus ou moins foutu dehors et vraiment ça n'est pas très malin d'aimer comme ça. Je ne fais pas l'apologie de l'insensibilité ou d'une quelconque frigidité du coeur ou du corps parce que ce ne sont que des fantasmes intrinsèques de gens blessés. Avoir l'air tellement forte et n'être à l'intérieure qu'une poignée de pages arrachées d'une oeuvre radicalement remaniée.

Quant A. m'appelle j'ai tellement envie de pleurer mais ses paroles me font sourire avec mes litres de prose éthilique dans le sang et je dis que je veux partir en Inde moi aussi et en fait je crois que j'ai une propension maladive à suivre qui que se soit au bout du monde (ou juste d'aller voir la mer enfin ça c'est une autre histoire aussi on n'est pas non plus obligés de se noyer à la fin comme dans le roman parce que bon la littérature...)

Enfin je décroche le téléphone et l'on me rétorque une histoire invraisemblable du genre tu vois c'est comme un homme et une femme qui sont mariés depuis vingt-cinq ans et l'homme aime sa femme profondément mais juste un soir il a envie d'aller voir une jeune fille blonde et parfaite et après il revient auprès de son épouse parce que c'est cette dernière qu'il aime mais bordel est-ce que tu te rends comptes des choses que je me prends en pleine figure par moments ou pas? je connais ton desespoir chronique mais ne me fais pas croire que tu ignores le mien. Donc je finis le whisky et aussi une autre pinte du roman et une dizaine de cigarettes et puis ensuite la nuit tombe, enfin. Des gens me font signe d'Angleterre ou des alentours et je tappe sur le clavier comme si ma vie en dépendait et je sirote du thé à la vanille parce qu'à présent la migraine m'a repris. Oh, le téléphone ne sonnera plus. Comme on est seul, tu sais dans toute cette immensité. Et ce fantasme de pouvoir se suffire à soi-même oh, dis-je à jack, c'est de la littérature, ça fait pleurer les rêveurs et grincer des dents.

 

 

 

(Clichés de ma chère et talentueuse amie Ana D.)

19:15 Publié dans * Narscico-land | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

29.06.2007

Dear sinner friends,

 ˜Do The Quiz™ 

 

 

 

& confiez-moi donc vos résultats. 

(En anglais, excusez-moi non-anglicistes)

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16:28 Publié dans * Narscico-land | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : which, is, your, hidden, sin, ?

05.06.2007

I am not a sinner - Extrait de The Attack Of The Freakbeat Cherry Pies

"We have a pityful life, but nobody can blame us for commiting any of the seven deadly sins"

(Notre vie est parfois pitoyable, mais personne ne peut nous accuser de commettre aucun des sept péchés capitaux)

 

Starring Darcy, Blondie & Charlie (très peu fidèles aux originaux bien sûr)

1) Lust - Luxure

2) Gluttony - Gourmandise

3) Avarice

4) Laziness - paresse

5) Wrath - Colère

6) Envy - Envie

7) Pride - Orgueil

(Click pour agrandir)

23:00 Publié dans * Narscico-land | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : home made dirty comics, sex, drugs, rock & roll, anti mainstream

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