16.04.2008
Et après on en parle plus (parce qu'il y a ceux qui savent qu'il y a ceux qui savent et il y a ceux qui préfèrent ne pas savoir qu'il y en a...) : "UNTITLED" (Novembre 2007; mois du néant 01)
Le ciel céda à cinq heures treize de l’après-midi – Ca faisait déjà bien plus d’une heure qu’il s’était couvert d’une couche nuageuse noire et âcre, et à présent la pluie cinglante s’était mise à gifler le pare-brise. Dans l’autoradio tournait le Raw Power d’Iggy and The Stooges, - ‘Your Pretty Face Is Going To Hell’- primaire et animal, mais d’une familiarité réconfortante. Elle lui tendit le paquet de Chesterfield. Il en ficha une entre ses lèvres, l’alluma, cracha ses poumons et lui tendit la clope. Ils fumèrent, à tour de rôle et en silence. Ils doublèrent un poids lourd ; Dans le coffre, le type heurta les hauts parleurs.
- J’espère que ce fils de pute ne va pas saloper la sono avec son sang de bâtard.
Elle cilla, mais il était apaisé maintenant, et il avait ce profil d’éphèbe, alors elle sortit le polaroïd dézingué de sa besace de cuir élimé et le flasha sans un mot. Elle se regarda dans le rétro latéral et griffonna sur le cliché qui se révélait à peine
« Je crois bien que toi et moi avons un peu vieilli. »
Puis elle coinça la photographie sur le tableau de bord. Ils arrivaient à un péage, l’autoroute était quasi-déserte, il ralentit à peine en s’engageant sous la flèche verte, freina un peu abruptement. Mais ils étaient là, il les aperçu seulement après avoir lâché la somme à un garçon au visage dénué d’identité : les trois flics mouillés, apathiques, et d’autres dans un fourgon sur le bas-côté. Tous deux les regardèrent, dans la Peugeot crasseuse, lui derrière ses Aviators aux verres mercurisés, elle au travers des fenêtres quasi-opaques de ses Wayfarers. Il remonta la vitre et appuya sur l’accélérateur, et dans le rétroviseur il vit les flics arrêter la Mercedes briquée qui les suivait. Il se marra, elle sourit, il ne prit même pas la peine d’éviter un lièvre crevé au milieu de la voie, la voiture tressauta, l’Iguane s’étouffa, et on entendit le black heurter la sono.
Elle repensa à son air menaçant lorsqu’il les avait coincés ce matin-là à la sortie du café, un peu plus de six heures, ils avaient bu quelques expressos avant de prendre la route. Ils avaient ouvert le coffre et le type s’était pointé, une armoire à glace en fringues de sport. Puis elle se rappelle son ignoble grimace quand la lame du couteau suisse lui avait crevé le bide, et comment elle avait attrapé sans réfléchir le pack de bières dans le coffre et le lui avait balancé à la tête à trois reprises. Et lui, charcutant le gars à terre, les pupilles comme des soucoupes, l’écume aux lèvres, les mains tremblantes et maculées de sang. Alors elle avait pris l’appareil et avait tiré un polaroïd dantesque.
L’Iguane lâcha ses derniers hurlements, puis on entendit plus que la pluie battante, le vent, le glissement de la vieille 205, à toute berzingue. Il s’engagea sur la première aire de repos, se parqua juste devant le resto et coupa le contact. Ils se regardèrent. Une indescriptible atmosphère régnait dans cet espace confiné, derrière le pare-brise embué, leurs genoux remontés sous le menton depuis des heures, et ce silence. Et cet entendement, cette reconnaissance. C’était impossible. Elle ouvrit la portière à la volée, et ses jambes engourdies la portèrent à peine. Elle l’entendit verrouiller la caisse.
Ils se dirigèrent vers le Restoroute, néons crus et vitres grasses, il mourrait de faim et songeait qu’elle ne devait pas en mener bien large non plus, d’ailleurs. Ils marchaient côte à côte, maintenant. Le restoroute était quasi désert, seules deux filles toutes en chair et en dents gloussaient en anglais à une table. L’endroit suintait de graisse, empestait la friture, comme si l’air ambiant transpirait l’huile et la crasse par tous les pores – C’était à pleurer. Ils commandèrent deux burgers, deux frites et deux grands colas, puis se posèrent à une table. Il commença à engloutir la bouffe sans trop réfléchir, alors elle l’imita, et leva les yeux de ses frites pissant l’huile et du burger infecte et rassis, pour oser planter ses prunelles dans les siennes. Ils avalèrent ainsi leur plateau avec une avidité hors de contrôle, sans se lâcher des yeux, léchant leurs doigts dégoulinant de graisse et de ketchup. Ils se fixaient avec calme cependant, sous les mèches mouillées de leurs cheveux, fourrant impulsivement cette dégénérescence de repas dans leurs bouches. Elle le vit progressivement pâlir, et sa rétine trembler ; il baissa les yeux et essuya ses lèvres du revers de sa main. Cette scène était familière. Ils avaient perdu, il y avait longtemps. Il n’y avait plus de mots à oser en de pareilles circonstances. Les hauts parleurs se mirent à diffuser en sourdine, entre deux scies d’easy-listening de supermarché, un morceau des Clash. Tout cela était délicieusement absurde. Elle fixait froidement l’auréole écarlate sur la manche de son trench. Elle ne voulait pas croiser ce regard. Elle finit par dire, fouillant dans sa besace :
- Tu veux prendre un café ? Je vais en faire deux, j’ai de la monnaie…
Sans attendre de réponse elle se leva. Il fallait d’abord acheter des jetons au comptoir puis les mettre dans la machine. Elle appuya sur la touche ‘expresso’ : la machine se mit à cracher un café nauséabond, et elle s’en foutait.
Lui s’était levé aussi, et tanguait vers les WC du restoroute, le teint blafard, et les yeux vitreux. Trop de bandes d’autoroutes, trop de verre du pare-brise lessivé comme une grève, trop de folie pour la fixer de nouveau ainsi, la lèvre tremblante, la prunelle choquée.
-Il est si tentant de s’amouracher d’illusions –
Il poussa la porte du bouge, s’enferma dans la cabine et appuya son dos contre la porte. Derrière la tuyauterie, un panneau d’aluminium lui renvoya son reflet trouble et oscillant ; La puanteur était à crever et il s’en foutait. Il fit glisser la braguette de son Levi’s moulant, puis baissa son jeans fébrilement. Ses mains tremblaient de nouveau. Il fit remonter la droite, lentement, referma ses doigts crispés, les yeux clos. On venait d’entrer dans les toilettes - les deux anglaises - l’une tenta d’ouvrir la porte. Il laissa échapper un soupir délictueux et se mordit la lèvre pour étouffer un gémissement, mais c’était trop tard. Ses jambes flageolantes se dérobèrent, il se laissa glisser le long de la porte et tomba en avant les mains sur la cuvette répugnante. La nausée paralysa sa langue, la sueur coulait de ses tempes ; Il se mit à vomir aussi incontrôlablement qu’il avait joui.
Elle buvait son café à petites gorgées - pas si infâme [finalement]. Elle vit ressortir les deux filles des chiottes, gloussant comme des baleines. Elle ne s’en inquiéta pas parce qu’elles étaient adipeuses et moches, bien qu’il y en ai eu des pires, avant et après.
Le café était une autre addiction : Il l’empêchait de fermer l’œil mais c’était une prolifique extasie ;
Il émergea enfin, le teint verdâtre, tanguant sur ses jambes fines jusqu’à la table et, quand il s’inclina pour s’asseoir, elle crû qu’il allait basculer sur elle. Elle croisa son regard vitreux et baissa les yeux : Les manches de son trench étaient tâchées de vermillon et luisantes. Mais ils savaient qu’il tiendrait le coup. Ils finirent leurs tasses et puis elle ouvrit soudainement la bouche, laissant malgré tout ses lèvres en suspend, et il écarquilla les yeux si grands comme si elle allait proclamer l’heure du jugement dernier, c’était insupportable, elle aurait balancé n’importe quoi. Elle connaissait ce regard à la con. Elle se ravisa.
Il se leva et lui tendit bêtement la main. Elle ne la prit pas mais ils marchèrent côte à côte dans le vent jusqu’à la voiture. Une autre petite demi heure de route sous la bruine dans la nuit tombante, les haut-parleurs contrariés par le cadavre, le silence convenu et la nécessité de la pose, self control implacable, et pour lui de ne pas s’assoupir, les ongles enfoncés dans le caoutchouc du volant. Bientôt se serait les néons et le bruit, et derrière leurs verres teintés le désir de l’insouciance du passé. Elle ferma les yeux, la tempe appuyée contre le verre glacé de la vitre ; Elle sombrait lentement dans l’abandon du glissement des voitures sur la chaussée trempée, ponctué par instants d’une de ses quintes de toux étouffées et acerbes. Et de nouveau : C’était un moment presque
La luminosité grise du milieu de mâtinée s’infiltrait entre les rideaux. Ses membres étaient engourdis, ses oreilles sifflaient légèrement. Elle se rappelait avoir eût très chaud, le front baigné de sueur, mais à présent c’était une froideur lancinante qui l’avait tirée du sommeil. Bien entendu, la chambre était vide.
Et elle n’aurait pas besoin de se lever, de regarder par la fenêtre pour savoir que la voiture n’était plus sur le parking de l’hôtel depuis longtemps. Elle n’aurait pas non plus envie de découvrir les deux cent euros déposés en liasse sur la coiffeuse, ni ce mot vicieusement prévisible qu’il ne serait même pas nécessaire de lire…
Quelque part, des gens s’éveillaient crevaient et chiaient.
02:32 Publié dans * All those charming Messieurs Mèches | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : autoroute, colonel schultz, braconnage, fauchés en pleine grâce sur une voie...
29.10.2007
The more I'll tell you the less you'll believe me, so I'll fade away for a time.
Je n'ai absolument pas - plus envie d'écrire quoi que ce soit de sensé ici, alors amusons nous. je pourrais encore vous raconter mon 15451ème concert de neimo, encore et toujours fabuleux ou ma furtive rencontre avec le Pete, ou vous parler du non-sens de la vie ou des derniers cds acheté mais haha c'est tellement ennuyeux tout ça. Alors parce que j'y pensais tout à l'heure dans le bus qui me ramenait trempée d'une virée à St Michel, je vais vous parler de Cheval.
Cheval on l'avait vu venir à dix kilomètres, un soir. Aussi, j'ai une bonne mémoire des visages, même en photo retouchée photoshop, je suis physionomiste. Il faisait sombre et rouge, mais j'ai spotté Cheval et j'ai dit "oh regarde, c'est Cheval, avec son nez et ses dents et tout". J'avais pris plein de choses ce soir là, j'étais un peu à l'Ouest. Cheval elle devait être pleine d'espoir, parce que son regard était toujours dirigé dans la même direction, au lieu de regarder le vrai spectacle. (Quoique, c'était un spectacle également). Mais Cheval elle était un peu coincée, elle osait pas y aller, alors moi j'ai regardé Cheval droit dans les yeux (ainsi j'ai compris qu'elle portait vraiment des lentilles) et j'ai songé enfuis toi Cheval, au triple galop, ça n'est pas pour toi, tu paraîs si candide et si normale Cheval, avec ta famille et tes vacances et tes soirées boites et tes goûts musicaux de merde, tes fringues h&m, tes copines, mais moi je suis une freak entourée de freaks, moi rien ne m'atteint Cheval, mais toi tu ne sais pas, tu ne peux pas savoir alors reste où tu es. Mais c'était une mule, et elle y est allée, et on sait comment ça finira, ou pas? J'ai envie de romancer la vie des gens, parce qu'apparemment des gens romancent remarquablement la mienne, mais moi malheureusement si je n'aime pas je ne peux haïr non plus, alors j'ai mon cercle de psychopathes bipolaires, gueules d'anges, que j'aime bien quand même, et tout va bien dans le meilleur des mondes, deux bières et au lit, I'm back in the USSR, you don't know how lucky you are boy.
Et mais qui osera cracher sur le dernier Babyshambles alors que c'est une vraie pépite même si la moitié des chansons ont la connaît depuis les Freewheelin' sessions acoustiques, cet Unbilotitled sublime et léger mais d'une profondeur abyssal, et ce There She Goes jazzy et minimaliste, on a envie d'y croire, on peut?
Merci.

31/10 : Last concert of The Midnight Vultures @ Grande Scène de Marne La Vallée // Ecole Louis Lumière concept show
03/11 : The Dodoz @ Flèche d'Or
17/11 : Rock & Roll + Les Brats @ La Loco
26/11 The Parisians acoustic @ The Shebeen
19:13 Publié dans * All those charming Messieurs Mèches | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
28.08.2007
I have to turn my head until my darkness goes ...(bis)
Bonjour. Nouveau clavier (Ca m'apprendra à croquer des petits Lu devant mon écran).
La semaine dernière, j'étais à Saint Malo, où après seulement deux jours magnifiques de soleil à apprécier John Fante sur la plage, un déluge apocalyptique s'est abattu sur la ville. Malgré tout, escapade à la Route du Rock (qui n'a pas lieu à Saint malo comme on vous le vend, mais au fort de Saint Père ce qui signifie errance dans la campagne et garage de la voiture dans un champ boueux.) A part pester, j'ai découvert et re-découvert avec une extase immense tout d'abord ELECTRELANE, quatre demoiselles de Brighton. Là, voix angélique, clavier habité et riffs costauds se mêlent pour une magnifique alchimie en live, les belles ne plaisantent pas, nous livrent beaucoup d'instrumentaux parfaitement menés, le piano est épique et la rousse guitariste n'hésite pas à malmener sa SG comme il faut pour en extraire un martèlement de plaintes electriques. ALBERT HAMMOND JR ensuite, surprenant d'entrain et de charisme, proche du public et accompagné d'un excellent backing band. Quelques fluos kids allumés hurlent 'Albeeeert' à la bonne façon de chez nous, mais sinon le set est excellent. La pluie arrive avec SONIC YOUTH qui rejoue pour l'occasion l'intégralité de leur pièce montée froide, brute et noisy Daydream Nation. Je suis subjuguée. Ils sont parfaits. Kim Gordon est magnifique. J'aurais dû mettre des bottes.
Les ombres tournent et ne se ressemblent pas. Il fait noir, je ne suis pas sûre. Si, je crois avoir reconnu ses cuisses. J'ai attrapé froid. Sinon j'ai acheté un vynil des Stones. (Around & Around, avec cette belle pochette qui met les cinq trublions tant à leur avantage..!)

Présentement il est minuit, et mes tympans subissent par-dessus un mur Stonien monolythique (limité cependant par la bienveillance de mon charmant voisinage plouc) les assauts des miaulements de Rudi. Rudi et sa robe noire, ses prunelles incandescentes, son nez droit splendide, et sa voix de velours. Trop c'est trop. Ce satané corbeau a intérêt à me laisser dormir. Sa soeur Patti somnole sur mon lit. Ce soir, je suis au désespoir et de plus j'avais complètement sorti de ma mémoire que je devais garder les chats d'une amie britanique. En fait je suis au comble du désespoir, mais néanmoins - bien que je ne sache si celà est réconfortant quelque part - j'ai découvert qu'il existait des fétichistes des chaussettes. Saloperie de greffier. mais qu'il est beau oh qu'il est beau oh qu'il est beau le Diable.
Bonjour. J'ai des pulsions bizarres. je joue sur le fil. Avec le feu, dangereux dangereux. Mick comprend. je ne me suis jamais sentie aussi proche de Mick d'ailleurs. Et ce sublime crétin les deux pieds dans la boue, avec ses cuisses inespérées, je le relègue où? A une partie de mon anatomie qui fait moins mal, Monsieur. Il n'en valait tellement pas la peine.

The Rolling Stones - You Can't Always Get What You Want
The Lords Of Altamont - Knock Knock (The Human Society cover)
00:25 Publié dans * All those charming Messieurs Mèches, * Chronicles from the Arty Basements, * Narscico-land | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : route du rock, saint malo, electrelane, sonic youth, albert hammond jr, rolling stones, lords of altamont
10.05.2007
En Vespa, tout est possible
Parutions diverses & variées; Dis-moi, combien de temps que tu n'avais pas écris attablée à La Fourmi devant un demi à la violette? Les gens sont toujours les mêmes, en fond sonore quelque compilation Motown; Je me sens bien (&) là.
?Comment aborder le jeune intellectuel en jean étroit & veste de velours plongé dans son carnet moleskine?
-"Excuse-moi, tu n'aurais pas une cartouche..?"
Je nous aime, vu de l'extérieur. A l'intérieur c'est un peu en friche.
“Gallo se leva avec une flemme sciemment évidente lorsque la jeune fille pénétra dans le bureau surchauffé, un timide sourire aux lèvres, et les joues empourprées. Ses yeux vitreux s’attardèrent sur la chair diaphane de sa petite poitrine voilée par l’étoffe d’une robe courte noire à pois blancs, jusqu’au galbe pertinent de ses jambes découvertes. Retrouvant le ton du vrai professionnel, d’un signe franc et sec de la tête, il invita la demoiselle à s’assoire. Derrière le clavier de son ordinateur, l’assistant stagiaire ne se permit aucune manifestation, pas même sûr que la fille fut consciente de son existence. Entre le bureau de Gallo et la plante d’intérieur, Pierre Martel et ses dix-neuf ans insignifiants se fondaient avec homogénéité dans le décor glauque. Gallo se laissa retomber dans son fauteuil à roulettes tandis que son interlocutrice s’assit sur le bord de la chaise de bois écaillé qui lui évoquait, pas forcément dans l’ordre, une chaise de classe primaire des années cinquante, une construction primitive indienne, voire un cadavre quelconque digéré par des termites. Le bois craqua injurieusement.
- Mademoiselle Faustina D., née le *** à Montreuil, c’est bien cela ?
Faustina acquiesça avant d’avancer prudemment sa carte d’identité vers l’homme, comme si elle eût peur de le froisser par trop de zèle.
-Mademoiselle, reprit Gallo d’un ton nonchalant en plantant ses yeux jaunis dans ceux de Faustina, je pense que vous savez pourquoi vous êtes ici…
-Oui, coupa t-elle d’un souffle, vos collègues m’ont informés par téléphone de cette triste nouvelle, et si je puis vous aider en quoi que ce soit…
Gallo l’abrégea d’un ton navré et goguenard :
-Alors il me semble que selon les dires de vos amis vous ayez passé une partie de la soirée en compagnie de la victime, connaissiez vous Edouard Ballar depuis longtemps ?
Faustina sentit les battements de son cœur s’accélérer alors que l’adjudant répugnant mentionnait le nom du garçon. Elle avait presque pleuré quand Caroline lui avait annoncé la nouvelle tôt ce matin-là. Elle sortait d’un sommeil éthylique, elle n’avait pas compté les Martini, les bières aromatisées dont ils s’étaient saoulés dans les banquettes de cuir, la lumière bleutée et les accords distordus des guitares comme une nappe brumeuse invitant à la débauche, puis après dans la rue, sur les marches de pierres derrière la salle… Edouard Ballar, dix-huit ans, comme c’était dommage, comme elle aurait aimé le revoir… Son sourire candide et ses lèvres rondes et pleines, ses pupilles vives et ses gémissements terribles.”

♠ & only fools, vultures & undertakers will have any time for you… OH ♠
“ C. M’émeut profondément; On dirait un petit animal blessé.” (B)
« De toute façon c’est mort il a essayé de violer mon cousin. » (D.)
«Tas de déchets. Déchets orduriers qui s’écoulent de ta porte. » (S.)
Vendredi je vais voir les Horrors au Point FMR. J'espère que ça sera bien; je veux dire j'espère que ça ne sera ni du Sonics simpliste, ni du mauvais Fuzztones. Mais ça va être fun, c'est sûr.
Ah, j'oubliais : N'achetez pas les nouveaux chewings gums mentos & je vous quitte sur quelques moments de solitudes.


19:42 Publié dans * All those charming Messieurs Mèches | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : La Fourmi, The Horrors, Meurtre, à, la, pelle, tarte
04.03.2007
You talk about day, I talk about nightime

We love the way your voice embraces the moon We love to play your tunes in the late afternoon To sing oh you & me once again on the road When the candles do burn but the Martini’s cold
Jardins du Château de Versailles; Jour pluvieux, appareils télescopiques, en compagnie de Ana D. venue capturer des clichés pour illustrer un ouvrage en cours de rédaction par je ne sais plus qui. Retour sur Saint Michel & ses librairies anglophones, Shakespeare & Co et vue sur le Château, bâtisse toute en hauteur et à l’architecture remarquable. Cherry coke & tartelettes aux framboises écrasées à travers les rues & les lignes de chemin de fer.« Oh, excuse me, you look so beautiful ! » “What?” “You look so beautiful ! can I kiss you?” “(prenant sa main et la caressant entre ses longs doigts doux) Oh sorry, I’ve got a girlfriend... » (Il dépose soudain un baiser sur le coin de sa lèvre et s’enfuit, bientôt plus qu’une silhouette s’évanouissant dans le gris de la brume & le bruit des voitures…)
{Le point positif, c’est que James a un parapluie à 500 livres, et écoute les Klaxons dans son autoradio, n’est-ce pas.}

Shades @ Flèche d’Or 03/03/07
(Juste merveilleux)



16:32 Publié dans * All those charming Messieurs Mèches, * Chronicles from the Arty Basements | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Versailles Château Jardins, London Decadence, Les Shades, Rodeo Massacre
15.12.2006
though I spend my days in conversation...
I dream of emerald leaves & smooth violets we’d go gather by the seas
Blue feathers & golden cherry trees as sweet as your voice in my ears



Strawberry Jam Sessions
19h04, hier, strapontin sur la ligne 12, je réalise avec impuissance que mon badge de Paul s'est décroché de mon sac à main.

Les choses passionantes qui ponctuent notre existence : En réalité, Roger a suffisamment de Miles pour financer UN aller-retour pour Frisco, le nom de The Tartelettes lui plaît énormément; Greta s'est faite violer par un couple d' "amis" dans la maison de la grand-mère de la fille; Selon un test idiot je fais l'amour à la Folk, Goldy à la pop; Selon ce test, je suis John & Goldy est George; George n'a pas rappelé Dotchka; Dotchka pique du cuir chez Vuitton pour griffer des sangle de guitare Marc Jacobs; Goldy à vélo a failli entrer en collison avec le-garçon-à-l-étui-de-guitare-Burberry, lui-même à vélo; Popo à un atelier; Dotchka & moi nous sommes toutes les deux acheté des paires de Repetto violettes, les siennes modèle boots & pour moi talons; Mon addiction au café est dans une phase de pic alarmant; Je sors de chez le coiffeur avec une frange mèchée hirsute & courte je pense rester cloitrée chez moi ce soir hum.
13h15, chez le coiffeur rue du Monthabor, en cherchant mon portefeuille je retrouve le badge de Paul, inexplicablement tombé à l'intérieur du sac. Quel garçon lunatique.

Le serre-tête Marc Jacobs est sublime, certes. Cette plaque de plastique rouge brillant sertis d'étoiles du même matériau est un pur bijou. Seulement soixante-cinq euros la plaque de plastique, celà fait cher mes amis - je passe et repasse l'air de rien au moins dix fois devant la vitrine, l'air rêveur. Goldy trouve que les serre-têtes rouge font vulgaire. Mais pas Marc, Darling, pas Marc.
Une Scène du Lycée Stanislas, sixième arrondissement, récréation du matin. (ou pas)


Cette conversation est réelle :
&¨¨ Bonaparte dit :
komme le sucre ca se dissout
&¨¨ Bonaparte dit :
meuf
Non Royal Cheese c'est pas juste un hamburger darling dit :
oh meuf je me noie ds un bain de lait fraise meuf
&¨¨ Bonaparte dit :
je suis à laiz meuf
Non Royal Cheese c'est pas juste un hamburger darling dit :
méfie toi meuf!
&¨¨ Bonaparte dit :
nan ms meuf
&¨¨ Bonaparte dit :
ca y est mon reflet me guette
&¨¨ Bonaparte dit :
me pointe du doua meuf
Non Royal Cheese c'est pas juste un hamburger darling dit :
je me demande pkoi meuf

17:40 Publié dans * All those charming Messieurs Mèches, * Narscico-land | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Mick jagger, Paul gets back where he once belonged, Marc Jacobs, Lycée Stanislas
12.12.2006
"Napoléon forcit de trop du gâteau viennois"
«People like me are stuck in the City
People like You are born for the Road»
(N'importe quoi)
Les nuggets se rachètent tous en 7", se trempent dans la poudre d'or, électrisent les mosaïques de miroirs murales, font trembler les néons art-moderne & caressent le velours rouge des canapés d'angle - Et c'est vraiment plus fort que nous.

(N'importe quoi)
Vendredi nous réapparaissons aux Rock & Roll Friday, et rien n'a vraiment changé : Manoeuvre danse à côté des platines (DJ Brats, qui n'est pas Bounty); tous les visages que nous connaissons depuis des lustres, des bonnets & des bananes, mais Mathieu n'est pas là curieusement, les bières sont chères & il n'y a pas de lumière dans les toilettes. Les gens n'ont plus vraiment quinze ans parce que l'on a grandis ensemble. Les Tatianas, abrasifs, plus électriques que jamais, qui jouent quand même 'rock & deceit', & fuck the brats, & fuck the naast... Leur place, ils l'ont définitivement trouvée. Ensuite c'est avec grand plaisir que nous assistons au show de Thomas & ses excellents Rolls, que nous n'avions pas vu jouer depuis quelque temps. Déchaînés, dans la sono cruellement défaillante du Tryptique les garçons sonnent façon western punk. Charles enchaîne les envolées solistes sur sa SG mais nous déplorons l'absence du bottleneck adoré. Thomas ramasse un bison en plastique, et nous avons droit à un bel épilogue country. Dans le public, Greta & moi parvenons à trouver une place confortable à l'abri des pogos. Cruelle ironie c'est pour me jeter dans les bras de Bounty & son regard terrible, des souvenirs amers & candides d'un bel été et en particulier d'un soir sur ce trottoir parisien détrempé, écharpe & parapluie à pois... J'aime sa nouvelle coupe mais ses copains sont des cons. La salle se vide doucement, nous discutons contre un mur. Un garçon d'environ seize ans qu'une jeune pouf maquillée comme un camion volé enlace me fait de l'oeil depuis un quart d'heure, tombe de vénération lorsqu'il réalise que je connais le chanteur, se rapproche dangereusement transi. Je veux mourir. Je n'ai pas de réseau. Nous sortons; Greta n'en réchappera pas indemne : Kinder se lance sur elle, ne la reconnaissant probablement même pas, pousse un rire sardonique et lui pince un sein. Sur le trottoir nous observons les gens. je me demande s'il est tellement difficile d'entrer un numéro dans un répertoire. Nous sommes exténuées & blasées mais nous avons retrouvé quelque chose. Dans le rire de Kinder ou le sourire de Bounty, l'insouciance.
(Chocolatée)
Mister is becoming a modern icone
Mon nouveau marque page :

Samedi j'attend Greta sous le porche une heure durant. Elle aurait quitté le domicile parental vers dix heures ce matin sans réapparaître. Plus tard, chez Dotchka qui essaye de faire cuir une pizza surgelée. C'est tellement immonde que nous finissons au pot de Hagen Daaz devant l'écran de sa petite tv à matter des aneries. George ne l'a pas appelé. Il avait promis de l'inviter à cette soirée VIP aux Galleries... George est un homme cruel. Nous décidons d'affronter le froid jusqu'au Shebeen. Je raconte le drame de la veille avec la taiwanaise qui tentait tout son possible pour accrocher Mister Shampoo; nous prenons la ligne sept, deux places de libres, pour nous, en face de la dite taiwanaise, moulée à outrance dans son Cheap Monday rayé Beetlejuice; Nous n'exploserons de rire que bien plus tard. Finalement nous passons la soirée dans les comodités d'une résidence étudiante du CROUS, et c'est éclatant et chaleureux et diablement ouf. J'ai mis un tee shirt psychedelique aux manches bouffantes, Dotchka une tunique verte bariolée de noir à la brosse à dent. hum. Ils appellent tous les gens Michel je n'ai pas trop bien compris pourquoi, s'il sagit de la chinoise qui vend des roses ou quoi. Je suis quiche et fatiguée. Sans amertume; Dotchka et moi on the road again vers quatre heures. Ses escaliers grincent et nous nous effondront toutes les deux dans le lit à une place, sous son grand plaid de fourure. On s'endort et c'est dans ses moments là que l'inconscient remonte, c'est amusant, je me demande si elle va s'endormir avant moi, si à un moment elle ne répondra plus. "Putain connard George" "Ouais" "Machin a de sacréments beaux yeux tu sais. Tu sais les trucs que t'aurais du dire" "Oui, j'adore ta veste" "George quel connard sa mère les Beatles" "Trop. Tu as de la Ricoré?" "Sa mère le froid".
Dimanche la famille est là. Ou ce qu'il en reste. J'indigestionne. Le baba flotte dans le rhum. Je n'ai pas le courage de m'engager à la belotte. Dans le jardin givré j'appelle Michelle. La veille dans les toilettes j'ai cassé une anse de mon sac à main. Il faut toujours que je raconte des conneries, vraiment.

00:10 Publié dans * All those charming Messieurs Mèches, * Narscico-land | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : rock n roll friday, tatianas, rolls, nuggets, golden nugget, vynils, paul & george
25.11.2006
You're my Waterloo
1) Faits de Société (ter)
}Le jeune étudiant moyen, quand il salue ses
camarades avant le début des cours,
embrasse timidement les filles et serre la main aux
garçons; Le M.M.*
embrasse affectueusement les garçons comme il
embrasse les filles.~

}Les dandys qui ont échappé à la Guerre, figures de la
Vanité Parisienne, s'opposent
dans leur décadence aux nobles héros de Verdun~
}Baudelaire écrira "Paris n'est plus" devant les
transformations de la capitale et la construction de la
Rue de Rennes par Napoléon III~
}Excusez-moi, Mademoiselle; Ca fait plusieurs fois
que je vous vois passer devant mon magasin et je me
demandais, est-ce que vous êtes étudiante? (-Oui...???)
Oh quel dommage, je cherche des vendeuses qui ont du
style pour ma boutique et j'aime beaucoup votre façon
de vous habiller et votre allure... Tenez, voilà, je vous
fait cette carte... 20% sur ce que vous désirez dans le magasin...
(Oui oui c'est ça oui hum)~
(Magasin de Cuirs & Fourrures rue de Rennes)
C'est trop MODS Préraphaélite !

Bande Son : Macbeth (Disque indispensable)
2) « Dîner des Anciens »
« Oui, j’ai déménagé depuis »
(L'ordre de ces séquences ne respecte pas la chronologie initiale)
*Ce. et moi arrivons devant chez Ch; Dans cette rue noire et mal éclairée nous rions et je parle en franglais, check ma coiffure dans le reflet de la porte d'entrée vitrée - J'aime son col en fausse/vraie fourrure de lapin.
*D'affreux fils à Papa en costume ringard, ivres au bout de deux heures, à boutons et lunettes.
Un de ces vieux FAP : "Nan mais c'est pas possible vous avez quel âge?"
Lui : "Hmm 27 ans" (mais pas encore)
FAP : "Ahhh mais vous êtes trop 'djeune' on pourrait sortir ensemble !"
*Je parle avec Ch; Ax; As; mais par-dessus leur épaule je vole des baisers optiques.
*Généreuses couches d'hypocrisie "Alors tu fais quoi comme études-Ah c'est cool et ton ecole d'arts?-Et moi je suis en blah blah blah blah-" (Petites Blondes insipides)
*Ax. a mis son Cheap Monday & moi mon April 77. Les gens sont cons et mal habillés; nous paradons et préparons des kirs. J'ai la nausée. Elle me dit que nous sommes écarlates.
*Elles me disent que j'ai "maigri" me demandent si je suis "anorexique", pour prouver ma bonne volonté je me dirige (m'enfuie) vivement vers le buffet (Tu te rends compte, ils avaient planté des cuisses de poulet dans des verres à pieds avec de la sauce dans le fond et ils devaient trouver cela diablement chic !)
*Le matin même je lisais : "It is very flattering and I have to admit that I couldn't help blushing!"
*Kir; Kir; Kir; Vin blanc presque agréablement fruité.
*Le lendemain au fond de l'amphi, j'écris au brouillon dans le carnet Moleskine : "Of course I would xxx understand if you prefer not to!" sans parvenir à trouver l'adjectif adéquat.
*C'est comme si j'avais découvert pour la première fois ces teintes de vert dans ses prunelles noisette.
* "Quand tu l'as connu, c'était encore un petit garçon, maintenant c'est un homme."

Bande Son : Fat Children Took My Life (Quite Excellentissime Album)
3) « Love »

L'objet discographique ci-dessus portant relativement à polémique une écoute rapide s'imposait à nos oreilles curieuses. Analyse d'après quelques notes avidemment grifonnées au long de 26 morceaux qui malheureusement ne me dévoileront que 45 secondes environ par piste. Bon. Objet commercial par excellence (C'est pas Noël...) ou expérience sonique trisdimensionnelle comme le clament certain mensuels rock? (Cette ébauche de chronique étant peu fiable et (/car?) rédigée sur fond de Jarvis Cocker)
Les ‘-‘♠ Strawberry Fields sonne d'abord trop 'crooner'. Le morceau en perd inmanquablement de sa dimension émotionnelle mais en même temps ce morceau je pense qu'il ne faut absolument pas y toucher, c'est une vraie perfection musicale.
♠ L'OVNI du disque, Gnik Nus ou King Sun repassé bande à l'envers, franchement inutile et ésthétiquement dérangeant. Sans doute le morceau qui voulait faire passer le disque pour autre chose qu'un vulgaire remastering - au sommet de la prouesse technique certes, mais franchement, on s'en serait passé.
♠ Here comes the sun sonne comme une vieille bande fatiguée, effet démo peu heureux ou bien?
♠ McCartney passe en mode polyphonique sur Because & Hey Jude, qui perdent de leur spontanéité et résonnent comme du mauvais baroque (Ou alors ai-je mal su reconnaître les chants de Noël tubesques de cette année?)
♠ Sergeant Pepper ne donne guère plus l'effet que d'un bordel sonique accentué, en contraste avec une batterie claire... Au bout de 45 secondes, c'est déjà beaucoup trop long.
Les ‘+'
♥ Eleanor Rigby & Octopus Garden n'ont jamais sonné aussi bien : Le travail du son révèle sur ces deux morceaux incroyable, et oui 'nous redécouvrons' ces morceaux sous un nouveau jour... Rien que pour ces deux-là, on mettrait bien l'objet dans son panier, finalement.
♥ Lady Madonna, le seul morceau des Fab Four qui me faisait crier pitié devient tout à coup supportable, et même, fichuement bien orchestré, finalement, si l'on occulte la rengaine du chant qui agace toujours autant, bien sûr. Je considère celà comme un exploit .
♥ Come Together est renversant - bon, encore plus que les anciens enregistrements - L'accent a été fortement mis sur cette sublime ligne de basse, qui vous vibre jusque dans vos cordes les plus sensibles - Wow.
♥ Back in the USSR est sacrément euh, 'rockabilly', mais enjoué et interessant, pour le coup.
♥ While my Guitar gently Weeps perd des percus et s'écoule plus calmement, mais sûrement plus emprunt de magnifique mélancolie... Le son est une fois de plus, irréprochable et oui, c'est une vraie prouesse, d'accord.
♥ A Day in the Life est complètement fidèle à l'originale, si ce n'est un léger travail au niveau de la rythmique? Il en est de même pour All You Need is Love, qu'on aurait pensé subliminal et nouveau vu le titre du coffret; On ne peut alors que comparer une fois de plus les anciennes bandes à ces pistes au son, oui, certainement transcendental. C'est franchement bluffant il faut l'admettre.
En conclusion, que dire? George Martin n'est pas pour rien le producteur génial des Fabs, un son pareil renvoie le SACD au placard; Cependant c'est sur les morceaux voulus les plus audacieusement retouchés que la magie n'opère pas : Illustrationparfaite, ce 'Gnik Nus' quasi burlesque. parce que la magie avait opéré divinement à l'époque, et que si Harrison n'avait pas alors planté le solo Come Together en plein Yellow Submarine (j'extrapole) il n'en sera tout simplement jamais mieux autrement. Un simple méga-remastering aurait-il donc suffit? Vous auriez trouvé celà plus ou moins commercial? Avouons le, malgré le prix pour certains disuasif, ce LOVE presque must-have saura très bien trouver sa place, innocemment, sur bien des listes de Noël. Dont bother, let it be.
13:20 Publié dans * All those charming Messieurs Mèches, * Chronicles from the Arty Basements, * Narscico-land | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Napoléon Bonaparte, Rue de Rennes, John Cale, Jarvis Cocker, Beatles, Love
01.11.2006
"C'est pas Noël, c'est juste l'Hiver"


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4) Un Conte Urbain –
( Pas de Noël, juste d’Hiver)
15:15 Publié dans * All those charming Messieurs Mèches | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Monsieur Troca, Sushis à volonté, modern art, karen Kilimnik, Slim-man, matrioshka, les sucettes de St Petersbourg
19.10.2006
Ses Rayures Etaient Hyptoniques Et il Avait Fait De Ce Certain Chic Pour Une Linéaire Esthétique Son Odieuse Marque De Fabrique
Max est vraiment un garçon fabuleux. De surcroît il est, indubitablement, le seul à pouvoir assummer de porter aussi parfaitement le pull à Rayures noires et blanches et la ceinture à pois de même teintes.
(sans paraître gay de plus) Bon, concédons-le, Max passe des heures devant la glace, et c'est pour ça qu'il est souvent en retard aux cours. Car il va de soi que le volume et la souplesse voluptueuse de sa chevelure et particulièrement de cette Mèche ciselée glissant aériennement devant son oeil gauche n'est pas un aspect de son esthétique qu'il puisse se permettre de négliger.
(Max est anorexique)

Mais Max est d'autant plus merveilleux - hors du fait qu'il parvient à trouver autant de magnifiques harmonies de rayures qu'il y a de jours dans la semaine - qu'il est un ami dévoué, qui vous appelle tous les soirs pendant des heures et toujours prêt à rendre service - si l'on néglige qu'il peut vous oublier deux heures plantés devant la Cigale et finalement vous conseiller de prendre le dernier métro car ses cheveux ne sont pas secs.
(Max joue de la basse)

Max, cette note est pour toi. Comme une ode à tes Rayures et à tes pois, à ta Mèche et à tes péripéties underground; tes vyniles sont les meilleurs, ton sourire, ton regard de braise foudroient comme un solo de Jimmy Page (je l'ai placé).
(Max mixe dans les salles enfumées de l'underground parisien)

Max, tu nous manques. Reviens vite sur Paris, la vie est plus Mods ici.
(Tu ne peux que volontiers commenter cette note; car cette magnifique élégie que je t'offre pourrait faire croire que tu n'est qu'une fiction)
11:20 Publié dans * All those charming Messieurs Mèches | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : monsieur-mèche, rayures rayures rayures, pois, brillante brunette, rayures rayures
